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21 octobre 2021

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Josiane Balasko : « Je peux passer des heures en ligne à faire des jeux de stratégie »

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De passage à Lausanne pour présenter « Un tour chez ma fille », Josiane Balasko raconte le plaisir d’avoir retrouvé l’équipe de « Retour chez ma mère ». Plus douée avec la technologie que le personnage qu’elle interprète à l’écran, la septuagénaire confie être une adepte de jeux vidéo, activité qui l’a bien occupée pendant le confinement.


Son appartement étant en travaux, Jacqueline décide de s’installer provisoirement chez son amant. Mais le quotidien tue vite le couple. La mère de famille se voit donc obligée de cohabiter quelque temps chez sa fille. Une situation qui deviendra très vite compliquée…

Bonjour Josiane Balasko ! Cinq ans après « Retour chez ma mère » (2016), où vous accueilliez votre fille, la quarantaine, paumée après avoir été licenciée, cette fois-ci, c’est vous qui squattez chez la cadette. Qu’est-ce qui vous a convaincu de reprendre le rôle de Jacqueline ? 
C’est Eric [Lavaine] ! Le premier tournage s’était déroulé d’une manière délicieuse, on s’est amusés à travailler ensemble. Et puis, le film a été un succès en salles et très vite, Eric a voulu qu’on se retrouve. Quand il m’a parlé de l’idée de voir Jacqueline aller vivre chez sa fille, j’étais partante. Et le scénario m’a convaincue encore davantage. Je suis en effet chez Mathilde [Seigner], qui a des problèmes de couple, et ce n’est pas ma présence qui va aider… 

De ce que vous nous avez montré pendant le confinement, durant lequel vous vous êtes attelée quotidiennement à des lectures, vous êtes plus à l’aise que Jacqueline avec la technologie…
Un peu plus, oui. Mais au tout début, j’appelais mon fils pour lui dire : « Je ne sais pas comment on arrête le direct !!! » Il faut dire que Jacqueline est carrément handicapée avec la technologie. Moi, je peux l’être aussi, mais moins qu’elle quand même. 

« Actuellement, je suis sur Game of Thrones »

Bien que confinée, vous aviez un rendez-vous tous les soirs avec votre public… 
Au fil des ans, j’avais amassé des livres de contes, de tous les pays du monde. J’ai pensé aux parents qui ne savaient pas forcément comment occuper leurs enfants pendant cette période, et puis j’ai lancé tous les soirs vers 17h une lecture sur Instagram, qui durait une demi-heure. Et finalement, des gens de tous âges ont écouté et m’ont remercié. Ces lectures de contes, c’était un moyen de faire quelque chose de ce confinement lors duquel on ne pouvait que faire pisser son chien et acheter de la bouffe.

Pour revenir au film, Jacqueline reste plus longtemps que prévu chez sa fille et son beau-fils, puisque les travaux dans son appartement se prolongent. Vos propres enfants vous supportaient-ils chez eux ? 
Je ne sais pas… Pas longtemps, je pense ! (rires) Deux ou trois jours, mais pas deux mois ! 

Ça ne vous arrive donc pas de refaire la déco à votre sauce quand vous
allez en visite chez eux, comme le fait votre personnage, qui a tendance à prendre ses aises ?
Non, je ne suis pas du tout comme Jacqueline à ce niveau-là. Je respecte leur vie privée.  

Et comment était-ce d’être la fille tyrannisée par la grande Line Renaud ? 
Ce qui était drôle, c’est que Jacqueline, qui est un peu chiante avec ses enfants à toujours leur dire comment faire pour bien faire, devient, soudain, une petite fille de 12 ans rabrouée par sa mère. (rires) Et oui, de voir Line, c’était formidable. Elle était tout à fait en forme et bien dans ce personnage. C’est une légende, Line !

Et, comme Jacqueline, vous êtes plutôt soirée échangiste*/western ou au contraire bridge/Scrabble ? (*quiproquo du film : Jacqueline troque des objets et appelle cela de l’échangisme) 
Alors moi, je suis plutôt jeux vidéo. Je peux passer des heures en ligne à faire des jeux de stratégie. Actuellement, je suis sur « Game of Thrones ». Il faut construire un royaume, élever ses chevaliers à des grades supérieurs, se développer, se cultiver,… Je fais partie d’une alliance avec plusieurs joueurs, qui viennent de partout. Certains du Brésil, de Chine, d’Allemagne ou même de Suisse. 

Et ça fait longtemps que vous y jouez ? 
Deux ans. Je m’y suis inscrite quand le jeu a été créé. Autant dire que j’ai passé une partie de mon confinement devant l’écran ! (rires)

Ces temps, les lieux culturels rouvrent petit à petit. Cette année sera d’ailleurs celle de votre retour sur les planches… 
Je serai en effet au théâtre dès la rentrée avec une comédie qui s’appelle « Un chalet à Gstaad », où j’interpréterai une exilée fiscale.  

Vous avez fait des repérages en Suisse alors ? 
Pas besoin, il suffit de lire les journaux à potins pour s’inspirer des exilés fiscaux ! (rires) Il y en a partout, mais je trouve que la Suisse est plus glamour. Je dis ça, mais je ne suis jamais allée à Gstaad ! (rires) J’aurais dû monter cette pièce plutôt, mais confinement oblige, on a attendu. 

« Il n’y a pas besoin de César pour que les films entrent dans la mémoire collective »

La scène vous manquait ? 
Oui oui, je me réjouis de retrouver le public. C’est magique parce que si vous êtes bons, ils vous le rendent bien ! Ils rient, ils vous remercient. C’est formidable ! 

Comme bien souvent, ces derniers mois, des rumeurs couraient au sujet d’un potentiel « Bronzés 4 ». Ça en est où ? 
Nulle part. On a été très contents de se revoir lors de la cérémonie des César. D’arriver à nous réunir tous, c’était le plus beau cadeau qu’ils pouvaient nous faire. Et on a eu la statuette, par-dessus le marché. 

Aux yeux du public, il était temps de récompenser ceux qui ont marqué le cinéma…  N’y a-t-il pas toujours eu un fossé entre le public et l’Académie ? 
Je ne pense pas… Parce que les films sélectionnés sont quand même des films qui ont marché. Et vous savez, il n’y a pas besoin de César pour que les films entrent dans la mémoire collective. Le plus important, c’est que des films comme « Les Bronzés » ou « Le Père Noël est une ordure » existent. César ou pas. Personnellement, je ne suis pas dans la compét’ à tout prix, mais je trouvais sympa de le recevoir. 

Un Tour Chez Ma Fille
France – 2020 – Comédie
Réalisateur: Eric Lavaine
Casting: Josiane Balasko, Mathilde Seigner, Jérôme Commandeur, Philippe Lefebvre
Pathé Films
16.06.2021 au cinéma

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Lauren von Beust
Amoureux du film «American Gigolo», ses parents la prénomme en hommage à l'actrice américaine Lauren Hutton. Ainsi marquée dans le berceau, comment aurait-elle pu, en grandissant, rester indifférente au 7ème art ? S'enivrant des classiques comme des films d'auteur, cette inconditionnelle de Meryl Streep a prolongé sa culture en menant des études universitaires en théories et histoire du cinéma. Omniprésent dans sa vie, c'est encore et toujours le cinéma qui l'a guidée vers le journalisme, dont elle a fait son métier. Celle qui se rend dans les salles pour s'évader et prolonger ses rêves, ne passe pas un jour sans glisser une réplique de film dans les conversations. Une preuve indélébile de sa passion. Et à tous ceux qui n'épellent pas son prénom correctement ou qui le prononcent au masculin, la Vaudoise leur répond fièrement, non sans une pointe de revanche : «L-A-U-R-E-N, comme Lauren Bacall !». Ça fait classe ! C’est encore et toujours le 7ème Art qui l'a guidée vers le journalisme, dont elle a fait son métier.

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