Marc Lagnier adore son fils et sa relation fusionnelle avec lui ne laisse pas prévoir qu’il soit capable de l’assassiner. Et pourtant, il va s’accuser de son meurtre sans jamais expliquer les raisons de son acte. 

Tristan Delmas est un jeune avocat qui a tout fait pour qu’on lui assigne cette affaire. Mais ses rapports avec son client ne lui fournissent aucune piste, Marc Lagnier étant mutique et souhaitant avant tout être puni pour son crime. Tristan va donc fouiller dans la vie de la famille et se rapprocher de la sœur de la victime avec laquelle il a eu une relation lorsqu’il était au lycée. Beaucoup de zones d’ombre dans cette famille et surtout des secrets inavouables. Le procès s’annonce très délicat et Tristan n’en sortira pas indemne.
Un excellent casting pour ce film du genre polar dramatique. Didier Bourdon interprète son rôle de père dévasté de manière magistrale dans cet univers carcéral où on se demande jusqu’à la fin s’il y a vraiment sa place. C’est Hugo Becker qui est le jeune avocat ambitieux et sûr de lui, un rôle très bien assuré qui laisse voir les fissures de ses certitudes s’agrandir au fur et à mesure de l’avancée de son enquête. Isabelle Renauld est Valérie Lagnier, l’épouse de Marc dans le film. Un rôle difficile car elle incarne la mère avec un côté sombre de celle qui sait, mais ne saurait l’admettre. Beaucoup de souffrance très bien exprimée dans cette prestation. Pauline, l’ex petite amie de l’avocat et sœur de la victime au tempérament de feu est joué par Flore Bonaventura. 
Un environnement et un décor sombres pour un film dont le côté dramatique est présent du début à la fin. Du suspense et une interprétation juste en font un très bon film sur un sujet très douloureux puisqu’il confronte l’amour des parents à l’impensable. 

 

  • De Xavier Durringer
  • Avec Didier Bourdon, Hugo Becker, Flore Bonaventura, Isabelle Renauld
  • Koba Films
La mort dans l’âme : un crime horrible. Une vérité pire encore
4.0Note Finale