À Helsinki, Wikhström, la cinquantaine, est représentant de commerce, marié à une femme alcoolique qu’il a décidé de quitter. Il trouve un acquéreur pour son stock de chemises et joue tout son pactole au poker. 

L’autre côté de l’espoir

Après avoir gagné suffisamment d’argent, il réalise son projet d’acheter un restaurant. Khaled est un réfugié syrien auquel on vient de refuser le droit d’asile et qui devrait être reconduit en Turquie. Il décide de s’enfuir du centre d’asile avant l’expulsion et de tenter sa chance tout seul dans la ville. C’est alors qu’il rencontre Wikhström, qui décide de le prendre sous son aile. Il lui fournit une fausse carte d’identité et l’engage dans son restaurant. Mais tout n’est pas facile pour Khaled qui se fait régulièrement tabasser par les extrémistes racistes du coin. Le rêve de Khaled est de faire venir sa sœur Miriam, car tout le reste de sa famille a été décimé par des bombes à Alep.
Sherwan Haji, qui interprète Khaled, est un acteur confirmé parfaitement à l’aise dans ce rôle de réfugié syrien puisqu’il est lui-même arrivé de Syrie en Finlande en 2010. 
Sakari Kuosmanen est Wikhström dans le film, un fidèle des films d’Aki Kaurismäki. Peu d’émotions transparaissent, mais les actes sont là pour étayer la volonté du réalisateur, qui, selon son propre aveu, cherche à réhabiliter les réfugiés en Europe. 
Un sujet très fort, mais peu développé dans le film dont la mise en scène est très froide. Il y a des anachronismes qui font qu’on a parfois l’impression d’être retourné dans les années soixante. Une forme d’humour un peu décalé qui n’enlève rien à la force du film. À relever que la musique est un régal.
Le manque de rythme ou de dynamisme peut causer un peu d’ennui, mais dans l’ensemble, c’est un film qui fait plaisir par son humanisme.

 

  • De Aki Kaurismäki
  • Avec Sherwan Haji, Sakari Kuosmanen, Ilkka Koivula
  • Diaphana Distribution
L’autre côté de l’espoir : un réfugié syrien en Finlande !
3.0Note Finale