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mercredi, juillet 24, 2024
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Le Meilleur reste à venir : tout plaquer pour rattraper le temps perdu

Vincent Rohrer
Vincent Rohrer
« Je suis un passionné de cinéma depuis ma plus tendre enfance, et j’ai grandi avec les films de ma génération à savoir les années 80-90. Les films de Steven Spielberg et Joe Dante font parti de ces longs-métrages dit cultes et qui pour la grande majorité sont entrés au Panthéon de la pop culture. Ma passion pour le 7ème art est née grâce à ma maman et mon oncle qui m’ont fait découvrir des pépites sur grand écran. À côté de ça, j’apprécie énormément la nature et son « silence » cela me permet de me ressourcer. Dans un autre registre, j’adore photographier les couchers de soleil où que je sois. J’affectionne énormément les bords du lac et les couleurs célestes de fin de journée. »

Suite à un énorme malentendu, deux amis d’enfance, chacun persuadé que l’autre n’a plus que quelques mois à vivre, décident de tout plaquer pour rattraper le temps perdu. 


Arthur Dreyfus (Fabrice Luchini), médecin chercheur à l’Institut Pasteur, sage, sérieux et divorcé, ramène sa fille chez sa maman (Pascale Arbillot). Le même jour, César Montesiho (Patrick Bruel), au lit avec sa petite amie, reçoit la visite d’un huissier qui vient saisir le mobilier. César, fanfaron, accepte l’opération comme une démarche habituelle, mais menace de se jeter par la fenêtre qui se trouve au premier étage, au moment où on lui annonce que sa voiture fait aussi partie de la saisie. Malencontreusement, il tombe dans le parterre de fleurs. Le soir, il se rend chez Arthur, son meilleur ami qui s’inquiète de la blessure qu’il a à l’épaule. Ils se rendent à l’hôpital, où Arthur devra prêter sa carte Vitale à son ami, qui est venu les mains vides. 

Voilà le deuxième film tourné par le duo Matthieu Delaporte/Alexandre de la Patellière, après « Le prénom » en 2012, qu’ils avaient adapté de la pièce de théâtre écrite ensemble. Ici, sur un scénario plutôt original, ils proposent de nouveau un récit dont toute la trame narrative repose sur un quiproquo. Et quel quiproquo ? Celui d’un malade qui n’en est pas un et un autre qui se croit sain, mais est en réalité le malade de l’histoire.

La première partie du film offre au spectateur une bonne comédie, traditionnelle, entre deux amis que tout oppose, truffée de bons mots et de situations plaisantes, mais un peu attendues. Puis, soudain, et c’est ce qui fait la force du scénario, le film va basculer dans autre chose et l’émotion va nous surprendre. Les personnages vont se parer d’une réelle épaisseur, laisser la gaudriole de côté, et nous saisir de leur vraie et belle amitié. Si les auteurs se laissent aller à quelques facilités et de détours un peu inutiles, comme cet improbable voyage en Inde, on peut saluer ce film qui célèbre l’amitié, et ce que l’on peut être prêt à faire en son nom.

Patrick Bruel nous propose un personnage de faux rigolo sans surcharger le trait, et Fabrice Luchini nous cueille, par sa prestation fondée sur la retenue, tendre, au bord de la dépression, inquiet et prévenant, il rafle la mise. Une mention également pour les beaux rôles féminins tenus par Zineb Triki, ici toute en douceur en responsable d’un groupe de parole pour des personnes atteintes d’un cancer ; et Pascale Arbillot, dans le rôle de l’ex-femme d’Arthur, qui, comme elle le dit dans le film, l’aime toujours, mais pas au point de vivre avec lui. Bref, malgré quelques défauts certains dans l’écriture du film, « Le meilleur reste à venir » demeure une jolie comédie dramatique sur l’amitié, qui va droit au cœur de ses spectateurs. Le but est par conséquent atteint.

Le Meilleur reste à venir
FR – 2018
Durée: 1h58 min
Comédie, Drame
Réalisateurs: Matthieu Delaporte, Alexandre De La Patellière
Avec: Fabrice Luchini, Patrick Bruel, Zineb Triki, Pascale Arbillot, Rajat Kapoor, Marie Narbonne
Pathé Films
04.12.2019 au cinéma

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