Ce « Teen-Movie » américain est agréable à visionner. Contrairement aux autres films du genre, il pousse un peu plus loin la réflexion sur les préférences sexuelles des jeunes et leur malaise.


Simon Spier est un ado comme les autres. Il a une famille géniale qui vit dans la banlieue aisée d’Atlanta, des amis fidèles et il étudie les arts du spectacle à la « Creekwood High School ». Sa seule différence, selon lui, c’est qu’il est homosexuel.

Gêné par son état, Simon garde cette information, pour lui-même. Personne dans son entourage ne se doute de son problème. Le secret est bien gardé, mais Simon angoisse malgré tout et il n’arrive plus à cacher cette situation. Le jeune homme a sérieusement besoin de se confier.

Comme ses amis, il consulte régulièrement le site intranet de son école. Sur un forum, de nombreux élèves font des commentaires sur leur vie privée, étalent leurs sentiments personnels et discutent de l’ambiance générale du collège.

C’est un autre élève gay, dénommé « Blue » qui va réveiller ses désirs et le motiver à aller de l’avant. Ce courageux lycéen s’est permis de poster un commentaire anonyme indiquant clairement aux autres ses penchants. Intrigué par sa publication et désirant connaître sa vraie identité, Simon décide de prendre contact avec lui par E-mail, sous un pseudonyme. Commence alors, une relation affective à distance entre les deux jeunes. Mais l’inconnu refuse obstinément de se faire connaître au collège. L’énigme reste donc entière. Qui est donc le mystérieux « Blue »?

La recherche du correspondant anonyme est la base même de cette comédie dramatique américaine. Malheureusement, on retrouve une nouvelle fois, les clichés des « Teens-Movies » made in USA, à savoir: l’importance de l’apparence et des commérages au lycée, les bizutages, les fêtes déjantées, un proviseur bizarre, des parents aimants, mais à côté de la plaque et les usuels cris de joie et applaudissements aux moments clé du film. Mis à part ça, cette création est une réussite.

En effet, le réalisateur Greg Berlanti a qui l’on doit « Flash » sorti en 2014, « The Tomorrow People », « Bébé mode d’emploi » et « Political Animals » nous a concocté un film intéressant qui ne manque pas de dynamisme. C’est très bien filmé, les acteurs et actrices sont attachants dans leurs rôles respectifs et l’intrigue est totale.

Les thèmes principaux du film sont : l’orientation sexuelle des jeunes, l’acceptation des gays dans les campus américains, le danger des réseaux sociaux, la responsabilité parentale, l’amitié et la trahison. Certains de ces sujets sont rarement abordés dans un pays qui se veut traditionaliste et puritain.

On notera que la vie estudiantine est compliquée en Amérique. On en veut pour preuve les nombreux dérapages qui font régulièrement la une des journaux. Ce film a pour mérite de poser les bonnes questions et de faire évoluer les mentalités.

Ce long-métrage est l’adaptation du roman « Moi, Simon 16ans Homo Sapiens » de Becky Albertalli édité pour la première fois en 2015. C’est le premier film produit par un major du cinéma à mettre en scène une romance entre deux adolescents homosexuels.

Aux Etats-Unis, le film a reçu des critiques très positives de la part de la presse spécialisée et a terminé à la cinquième place du Box-Office américain avec plus de 57,5 millions de dollars de recettes. Il est le troisième film de la Warner-Fox en terme de bénéfices après « Nos étoiles contraires » et « Roméo + Juliette ».

Love, Simon
USA   –   2018   –   Drama
Réalisateur: Greg Berlanti
Acteur: Nick Robinson, Colton Haynes, Jennifer Garner, Katherine Langford, Alexandra Shipp
20Th Fox
27.06.2018 au cinéma

"Love Simon" : Soucis d'adolescents !
3.0Note Finale