Quand Siffle La Dernière Balle de Henry Hathaway

Clay Lomax (Gregory Peck) sort de prison après huit ans, pour avoir attaqué une banque avec son complice Sam Foley (James Gregory) qui, à l’époque, l’a trahi et lui a tiré dans le dos. Il ne rêve donc que de le retrouver pour se venger. Sam s’en doute bien, et engage Bobby Jay (Robert F. Lyons), petit morveux d’à peine vingt ans, arrogant, cruel et ne respectant rien ni personne, afin de surveiller les agissements de Clay. Ce dernier apprend que son ex-amie, qui lui devait de l’argent, est décédée, et lui laisse en héritage…une petite fille de sept ou huit ans, Decky, interprétée par l’attachante Dawn Lyn, qui est donc supposée être sa fille légitime… Après une altercation avec Bobby Jay dans le saloon du coin, Clay part à la recherche de son ex-associé, en emmenant la petite avec lui. Bobby Jay le suit, d’une part parce qu’il a été payé par Sam pour épier ses faits et gestes, et d’autre part pour se venger, s’étant trouvé humilié lors de l’altercation. On ne sait jamais ce que Bobby Jay va arriver à inventer pour s’amuser aux dépends des autres, faisant preuve d’une méchanceté frôlant le sadisme.

L’acteur qui le campe ne cabotine pas une seconde (malgré ce que certaines critiques ont pu dire à l’époque), son jeu est excellent et reste crédible jusqu’à la fin, nous tenant en haleine jusqu’au dénouement original mais (presque) inévitable, vu qu’à l’époque, les gentils triomphaient toujours sur les méchants. Paysages magnifiques à nous couper le souffle en prime, un dix sur dix pour un western d’il y a plus de quarante ans, qui n’a pas pris une ride.

A noter que ce film fait partie de tout une série de westerns de l’époque, remastérisés les uns après les autres, et dont le son ainsi que la qualité d’image n’ont quasiment rien à envier aux films actuels !

Quand siffle la dernière balle
De Henry Hathaway (1971)
Avec Gregory Peck, Robert F. Lyons, Suzan Tyrrell et James Gregory
Sidonis

[Jacky]