Max Zorn, écrivain allemand, vient de finir un roman qui retrace sa première histoire d’amour, celle qu’il n’a pas terminée dans les règles de l’art et qui le hante encore, après plus de vingt ans. Il revient à New-York pour la promotion de ce roman et y retrouve Clara, sa compagne qu’il n’a pas revue depuis des mois. 

C’est par hasard qu’il arrive à trouver les coordonnées de Rebecca, son amour disparu et c’est grâce à Lindsay, son attachée de presse qu’il obtient de la rencontrer, elle qui est devenue une célèbre avocate très occupée. Rebecca lui propose de se rendre à Montauk, la pointe de Long Island, avec elle le samedi suivant et d’y passer la journée. Il ne sait pas à quoi s’attendre, et c’est avec plein d’espoir et une grande joie qu’il accepte. Mais c’est tout le weekend qu’il va passer avec elle.
Stellan Skarsgard campe le rôle de Max avec une incroyable sensibilité et une capacité à montrer ses émotions qui donnent un réel sens à cette histoire. La magnifique Nina Hoss est Rebecca, la femme qui n’a pas compris la fin de leur histoire et qui a dû se reconstruire en suivant une autre voie. Susanne Wolff est Clara la compagne si compréhensive et si aimante de Max, un rôle admirablement interprété.
Un sujet douloureux que celui d’un premier amour dont il manque l’épilogue et qui regorge de regrets. Difficile après tant d’années de se retrouver, de croire qu’il va être possible de tout gommer afin de recommencer lorsque l’un des deux a pris un chemin qui l’a conduit sur une autre voie de regrets. Les paysages et le face-à-face au bord de la mer donnent une profondeur incroyable à cette nostalgie et mélancolie perceptible tout au long du film. On avance dans la vie et on fait du mieux qu’on peut avec les événements qui se greffent tout au long du parcours. Une histoire d’amour dramatique qui met aussi en lumière l’égoïsme d’un homme qui ne se préoccupe pas de ce que peuvent ressentir les femmes qui l’entourent.     

  • De Volker Schlöndorff
  • Avec Stellan Skarsgard, Nina Hoss, Susanne Wolff
  • Gaumont
Retour à Montauk : entre solitude et regrets
4.0Note Finale