Tanguy a 44 ans et malgré son âge, il habite toujours chez ses parents. Le fils encombrant joué par l’acteur Éric Berger fait son come-back dans le cocon familial. La suite, signée par le réalisateur Étienne Chatiliez, s’annonce aussi drôle et touchante que le premier film, sorti il y a déjà 18 ans.


Il y a comme ça, de temps en temps, des films qui ont eu un premier succès et qui reviennent sans que pas tout le monde soit au courant. Donc, ne vous étonnez pas si vous ne l’attendiez sûrement pas, d’ailleurs ses parents non plus. Et oui, dix-huit ans après le succès commercial et critique du premier film, l’éternel adolescent de 28 ans interprété par Éric Berger (« Le petit Nicolas » en 2009, « Un homme à la hauteur » en 2016,) revient vivre au domicile familial dans « Tanguy, le retour ».

Pour ceux qui ne se souviennent pas, à la fin du premier film sorti dans les salles en 2001, Tanguy était devenu père de famille, marié et installé en Chine. Pour la plus grande joie de ses parents, à vrai dire. Des parents interprétés par une Sabine Azéma (« Knock » et « Chouquette » en 2017),  et un André Dussollier (« Le grand jeu » en 2015, « Mauvaises herbes » en 2018) exténués et à la limite de la désespérassions, mais l’esprit tranquille de le voir partir. Malheureusement, la suite ne s’annonce pas mieux car, toujours selon les premiers extraits de la bande annonce, sorti le 5 février, à peine auront-ils eu le temps de profiter de cette douce sérénité qu’ils vont retrouver à nouveau Tanguy, désormais âgé de 44 ans, et plus envahissant que jamais, pour le plus grand bonheur des spectateurs.

On reprend les mêmes et on recommence
Mêmes acteurs, même scénario ou presque car cette fois, il est bien décidé à rester dans le cocon familial mais pas par plaisir mais c’est suite au décès de sa femme. Une rude nouvelle épreuve pour ses parents, qui se croyaient définitivement débarrassés de leur enfant. Le squatteur infernal n’en a pas terminé avec ses géniteurs et dans ce nouvel opus, une nouvelle aventure, pénible mais amusante va commencer pour l’ensemble de la famille.

Vous l’aurez compris, pour la suite de Tanguy, le réalisateur Étienne Chatiliez s’est entouré de la même équipe qui a fait le succès du film en 2001. André Dussollier et Sabine Azéma reprennent les rôles de Paul et Edith, les parents excédés, Éric Berger celui du fils parasite qui malgré son âge revient à la maison. En somme, même casting, même réalisateur, et presque même scénario et c’est avec plaisir qu’on retrouve le formidable trio comique.

Le phénomène Tanguy
En 2001, en France, près de 4.3 millions de spectateurs avaient découvert Tanguy au cinéma. Deux nominations pour les Césars avaient suivi, meilleur acteur pour André Dussollier et meilleur espoir masculin pour Éric Berger. Que du succès pour le premier film et cette suite s’annonce aussi drôle que le premier. Certes, en 2001 le film avait permis de mettre en lumière le phénomène des jeunes adultes qui préfèrent ou doivent rester vivre chez leurs parents le plus longtemps possible, ce qui aujourd’hui est devenu presque normal, la crise du logement et du travail y est pour quelque chose. En Suisse, Les jeunes étudient plus longtemps et quittent le foyer familial plus tard. Selon des chiffres de l’OFS basés sur le recensement de la population, beaucoup vivent encore chez leurs parents à 24 ans. Quant aux femmes, elles prennent leur envol avant les hommes: 54% des hommes vivent toujours auprès de leurs parents, contre 44% des femmes. Ce qui donne tout de même à réfléchir !

Tanguy, le retour
FR   –   2019   –   Comedy
Réalisateur: Étienne Chatiliez
Avec André Dussollier, Sabine Azéma, Eric Berger
Pathé Films
10.04.2019 au cinéma

"Tanguy, le retour" : on reprend les mêmes et on recommence
4.0Note Finale

A propos de l'auteur

Depuis des nombreuses années, Carlos Mühlig met son savoir faire journalistique et en matière de communication au service de sa passion pour le 7ème art.

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