«Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark.», William Shakespeare. Ces mots de Shakespeare, la nouvelle génération de cinéastes danois semble les comprendre mieux que personne. Violence froide, esthétique austère et renouvellement permanent, tel est le cinéma danois d’aujourd’hui.

Faisant la part belle à la violence physique aussi bien qu’à la cruauté morale et à la souffrance psychologique, ce cinéma dresse un portrait souvent corrosif – mais non dénué d’humour –d’une société baignant dans le politiquement correct.

Jamais manichéens, les cinéastes mettent en scène la meurtrissure des cœurs autant que des corps dans des films aussi intimes que puissants. De Lars von Trier à Thomas Vinterberg, les fondateurs du Dogme95,  en passant par Nicolas Winding Refn, le Ciné-club universitaire de Genève vous propose de découvrir la face la plus sombre du cinéma danois contemporain.

Débuté le 8 janvier, le cycle « Violences, le nouveau cinéma danois » a lieu tous les lundis à 20h00 à l’Auditorium Arditi à Genève.

 

Programmation :

Les films que vous pourrez encore découvrir au moment où vous lirez ces lignes :

05 février :      Bænken – The Bench de Per Fly, 2000 : Kaj, un homme têtu et fier, suit un programme de réinsertion pour chômeur de longue durée. Sa vie change lorsque Liv emménage avec sa fille dans l’immeuble d’en face.

12 février :      Submarino de Thomas Vinterberg, 2010 : Deux frères mènent, dans la même ville, des existences parallèles, séparés à jamais par les blessures de l’enfance. Pourront-ils se retrouver et changer le cours de leur destin ?

19 février :      Antichrist de Lars von Trier, 2009 : Un couple en deuil se retire à  » Eden « , un chalet isolé dans la forêt, où ils espèrent guérir leurs coeurs et sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et les choses vont de mal en pis…

26 février :      Hævnen – Revenge de Susanne Bier, 2010 : Anton est médecin. Il partage son existence entre son foyer installé dans une ville paisible du Danemark, et son travail au sein d’un camp de réfugiés en Afrique. Il est séparé de sa femme, Marianne, et tous deux songent à divorcer.

05 mars :         Idioterne – Les idiots de Lars von Trier, 1998 : Un groupe de jeunes gens dotés d’un appétit de vie féroce, passe son temps à traquer la bêtise. Ils explorent les valeurs cachées et les moins appreciées de l’idiotie et les confrontent à la société dans laquelle ils vivent.

12 mars :         Valhalla Rising – Le guerrier silencieux de Nicolas Winding Refn, 2009 : Pendant des années, One-Eye, un guerrier muet et sauvage, a été le prisonnier de Barde, un redoutable chef de clan. Grâce à l’aide d’un enfant, Are, il parvient à tuer son geôlier et ensemble ils s’échappent, s’embarquant pour un voyage au coeur des ténèbres.

19 mars :         Breaking the Waves de Lars von Trier, 1996 : Au début des années soixante-dix sur la côte nord-ouest de l’Écosse, la communauté d’une petite ville célèbre à contrecœur le mariage de Bess et de Jan, qui travaille sur une plate-forme pétrolière.

26 mars :         Jagten – La chasse de Thomas Vinterberg, 2012 : Après un divorce difficile, Lucas, quarante ans, a trouvé une nouvelle petite amie, un nouveau travail et il s’applique à reconstruire sa relation avec Marcus, son fils adolescent.

Tarifs: 1 entrée CHF 8 / 3 entrées CHF 18 / abonnement CHF 50