Un deuxième volet pour la grande fin de la franchise des 28. Le sang gicle, les os sont sublimés et les infectés sont de plus en plus voraces et pas que de chair !
Spike a rejoint malgré lui la bande des blondinets qui se nomme les Jimmy. Il les suit pour s’assurer qu’ils ne le tuent pas, mais ne supporte en rien leurs agissements. L’ado attend fébrilement la première occasion pour leur fausser compagnie. De son côté, le Docteur Kelson pousse ses expériences jusqu’à des limites dont il ne rêvait plus. La folie des uns égale l’espoir des autres.

Un chef d’œuvre en la matière, autant visuellement qu’auditivement avec un choix musical motivant surtout pour les fans de metal. Ralph Fiennes est au sommet de son art et transcende un morceau culte de la culture musicale anglaise, je vous laisse découvrir lequel. Les performances de jeu sont individuelles, psychanalytiquement fascinantes, débordantes d’émotions contrôlées et terriblement terrifiantes. Le maquillage est sans doute la partie technique la plus explorée pour ce film. La plupart des films d’horreur gore se contentent d’axer l’image sur les litres de sang et les scènes de massacres d’inspiration en boucherie, techniques ou pas. La grande différence ici est que le gore est constant. La crasse ambiante exulte littéralement. Au point que l’on sent les odeurs, si on se concentre un peu. Il est vrai que certains détails d’écorchés sont esthétiquement trop parfaits pour être réalistes, mais ils ont pour eux de ne pas induire en erreur. Après tout c’est du cinéma et pas du reportage.

Les décors sont naturellement répétitifs au premier coup d’œil, mais si on se penche on remarque une véritable identité dans chaque ambiance qui fait fondre la première impression. Même les lieux connus se dévoilent encore plus, comme une visite plus poussée au cœur de chaque locataire ou créateur. Les prises de vues sont multiples et, bien que scolaires, font le job en nous faisant sursauter même lorsque cela est prévisible. Du pur bonheur !

Un espoir enfin dans la possible compréhension du virus et de sa guérison qui me fait penser qu’une inévitable, et bienvenue, suite et fin est sérieusement envisageable. La franchise reste une perle dans l’univers des contaminés, une référence du genre toujours avec un scénario ingénieux et une réalisation atypique. Alors que l’on s’attend à une fin inéluctable, après tout cela fait 28 ans que l’Angleterre tente de survivre, des nouvelles données scientifiques et humaines redonnent un boost fantastique et une énergie renouvelée. Face à la soumission réflexe, la nature vitale résiste et trouve d’autres chemins vers l’évolution. C’est presque un film biologiquement intéressant, ethnologiquement sensé. Ce qui est certain, c’est qu’il serait dommage de passer à côté. Pour public averti et majeur, tout de même.


Réal. : Nia DaCosta
Acteurs, Actrices : Ralph Fiennes/Alfie Williams/Jack O’Connell/Chi Leewis-Parry/Emma Laird/Erin Kellyman/Robert Rhodes/Aaron Taylor-Johnson
Distrib. : Sony Pictures
Sortie : 14 janvier 2026
Genre : Horreur


