Doté d’un budget très conséquent, ce long-métrage familial a demandé plusieurs années de préparations en amont. Si certaines séquences sont un peu trop simplifiées, son histoire ravira les admirateurs-trices des beaux chiens helvétiques.

En pleine traversée hivernale dans les Alpes suisses, Georg se voit obligé de faire une halte au sein du monastère au col du Grand-Saint-Bernard. Mais à cause de son jeune âge et de son manque d’expériences, son intégration en ces lieux saints, sera difficile et épineuse. Peu apprécié par certains autres novices, il va pourtant faire une rencontre inattendue et changeant sa vie à jamais : Barry. Un jeune chiot bien pataud qui d’instinct, deviendra très proche de Georg. Envers et contre presque tous, leurs liens indéfectibles leur permettront de vivre d’incroyables aventures. Avec ou sans le fameux tonneau, cela reste encore à voir…
L’un des animaux les plus reconnus en Suisse, environ 200 ans après sa mort, demeure le fameux Barry. Un Saint-Bernard, dont la race ne se nommait pas encore ainsi à l’époque. Et qui selon la légende, aurait sauvé 40 personnes avant de prendre une belle retraite Berne.
Si l’animal a vraiment existé et appartenait à la race des épagneuls alpins, suite à sa mort en 1814 et comme ce fut souvent le cas à cette époque, il fut empaillé. Au moment de la restauration de sa peau en 1923, le taxidermiste modifia quelque peu sa physionomie.

Car la race avait changé pour en devenir les chiens toujours connus actuellement. Par la suite et de manière officielle, Barry et ses ancêtres devinrent donc les inoubliables grosses boules de poils baveuses bravant le froid et la neige, les Saint-Bernard.
Quant aux barils suspendus à leurs colliers existèrent véritablement. Ils ont été retirés de leurs cous à la fin des années 1970. Presque 30 ans plus tard, l’hospice et les moines vivant au Col du Grand-Saint-Bernard, officialisèrent leur fin de gestion des chiens. Ainsi naquit la Fondation Barry.
Si la plupart de ces faits historiques ne font pas partie de la fiction « Mon ami Barry », son récit reste touchant, humain et démontre que le meilleur ami de l’homme l’est toujours pour de bonnes, voire excellentes, raisons.
Tourné principalement en Suisse dans le canton du Valais, ce tournage assez ambitieux fortement soutenu et de manière concrète, par la fondation précitée et leurs Saint-Bernard, s’adresse surtout à un jeune public.

Ainsi et au gré de la centaine de figurant-e-s, des rôles secondaires et principaux se déployant face aux caméras, les spectateurs-trices en apprendront davantage quant au rythme de vie de l’hospice (et de leurs chiens-iennes) au début des années 1800.
Si le long-métrage du cinéaste Allemand Markus Weller, totalement inconnu en Suisse romande, n’aborde et ne filme pas suffisamment le point de vue des chiens, il divertit grandement et démontre que la persévérance est un élément important entre les animaux et les humains.
En espérant le succès mérité pour cette grosse production helvetico-allemande en territoire francophone, l’objectif n’est pas de pousser les ventes des Saint-Bernards à n’importe qui, n’importe où. Mais surtout, de rendre hommage au mythe Barry et que les canidés ont aussi des émotions à prendre en compte.










Mon ami Barry
SUI – 2025
Aventures, Familial
Durée: 1h35 min
Réalisateur: Markus Welter
Avec: Barry, Max Hubacher, Christoph Gaugler, Paco von Wyss, Carlos Leal, Ulrich Tukur, Alma Büchenbacher
Elite Film
14.01.2026 au cinéma


