Annecy 2022 : La Suisse à l’honneur et de belles découvertes

La semaine où les animations ont la cote !

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Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Malheureusement cette année et pour des raisons d’organisation, j’ai partiellement pu couvrir la 46ème édition du « Festival international du film d’animation d’Annecy ». Poétiques et philosophiques, les animations que j’ai vues m’ont aussi permis de voyager.


Durant mes quelques jours à la toujours très magnifique « Petite Venise des Alpes », j’ai notamment eu l’occasion de découvrir 2 magnifiques longs-métrages animés, l’un japonais et l’autre franco-espano-portugais, ainsi que le tout récent moyen métrage suisse des frères Guillaume.

« Goodbye DonGlees ! » : Roma et son meilleur ami d’enfance Toto, vivent à la campagne japonaise depuis toujours leur semble-t-il. Et le surnom qu’ils se donnent, les « DonGlees », existe pour une raison bien précise… Chaque année, comme ils sont rejetés par l’ensemble de leurs camarades, ils s’organisent un petit spectacle de feux d’artifices privés. Mais cette fois-ci, entre l’achat spontané d’un nouveau drone, l’arrivée inattendue de Drop et l’incendie commis apparemment par les 3 compères, leur été ne sera pas de tout repos car prouver le contraire sera très complexe…

Réalisée par la cinéaste Japonaise Atsuko Ishizuka, « Guddai Don Gurîzu ! » en version originale japonaise, s’avère être une incroyable réalisation poétique, mélancolique et efficace. Même au travers du nom, car « DonGlees » a un sens caché très intéressant.

Si certaines scènes sont un peu longues, entre les maux de la société dénoncés comme le rejet des autres, et les voyages entrepris par les 3 jeunes, « Goodbye DonGlees ! » démontre tout le talent de sa créatrice et de son équipe quant à cette magnifique belle réalisation.

« My Grandfather’s Demons » : Rosa est une jeune femme déterminée. Très investie dans son emploi, cela fait longtemps que la jeune femme a quitté son village et ne parle plus à son grand-papa. Mais au moment où elle apprend sa mort, elle en ressent un véritable choc et une douleur immense. Suivant son instinct, elle lâche son emploi et rejoint l’ancienne demeure familiale héritée. Sur place, elle devra comprendre pourquoi elle sent l’hostilité des villageois envers elle et trouver pour quelles raisons l’eau du village ne s’écoule plus au niveau de la rivière qui débutait vers la maison familiale. Les personnages démoniaques qu’il créait auraient-ils un lien et des réponses ?

Achevée durant cette année 2022, la Covid a ralenti la création de l’excellente animation « My Grandfather’s Demons », cette dernière surprend à bien des égards. Pour son mélange de genres avant tout, mais également grâce à son histoire intense, poétique et plus captivante qu’il ne paraît.

Outre ces aspects, la région géographique existant réellement et repensée au sein du film animé, plaira certainement à un large public car l’équipe technique a recréé à merveille le sentiment d’un grand espace. Presque aussi proche que le véritable Trás-Os-Montes au Portugal.

Il sera assez aisé de s’identifier à l’héroïne « Rosa » car elle restera déterminée et efficace, malgré ses doutes et peurs. Grâce à sa ténacité et à ses intuitions, « Rosa » se fera également des ami-e-s qui lui apporteront aide et soutien afin de mieux comprendre le passé du village… « My Grandfather’s Demons » s’avère donc passionnant et novateur notamment au travers des sujets abordés.

« Sur le pont » : Cette gare reste étrange pour beaucoup de femmes et hommes qui prendront le train arrivant bientôt. D’ailleurs, ce dernier est bizarre avec ces wagons différent, sa couleur blanche et sa destination… Si certain-e-s voyageurs-euses essaient de comprendre la raison de leur présence, tout le monde osera exprimer une petite partie de leurs sentiments personnels, intimes durant cet incroyable voyage. Et à partir du terminus quelque peu forcé, qu’une sorte de rite de passage se fera. Pas forcément en douceur, ni en une extrême violence… Mais où tout est et doit se faire.

Parmi les multiples réalisations et événements de la Suisse invitée au festival d’Annecy cette année, et entre toutes les soirées spéciales comme celle organisée par le Consulat Suisse de Lyon avec plus de 200 personnes, l’une d’entre elles marque le retour des frères Guillaume. Soit, les réalisateurs un peu maudits suite à leur grande réalisation boudées par le public en 2008 : « Max & Co ».

Malgré cet échec datant d’une douzaine d’années à présent, les frangins n’ont jamais cessé de réaliser et produire. La plupart du temps, des courts ou moyens métrages comme justement, « Sur le pont ».

Leur toute nouvelle animation donc, présentée en primeur à la « Petite Venise des Alpes » et dont l’histoire, bouleversera forcément les spectateurs-trices curieux-euses de la découvrir durant l’automne 2022 selon la planification.

Certes, l’histoire ne demeure pas des plus réjouissantes, mais entre les phases de vie explorées des personnages, les différents sentiments intimes exprimés, les expressions et accents oraux amusants parfois bien Suisse (« On va pas en faire tout un saladier »), il devient important et assez facile de suivre ces tranches de vies. Qui sont au passage, toutes basées sur de véritables vécus qu’il reste très intéressant à découvrir sous ce format original et dépaysant.

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