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vendredi, mars 1, 2024
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Bholaa arpente les chemins infernaux et fracasse tout !

Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

En 2019, l’intense et remarquable film d’action « Kaithi » sortit dans les cinémas indiens. 3 ans plus tard, une adaptation plutôt fidèle au long-métrage de base fut distribuée dans les salles obscures. Osée, efficace et relativement folle, cette version démontre aussi les degrés de la corruption.


Suite à une capture de nombreux membres du gang de Sikka, de plusieurs kilos de cocaïne et d’un coffre au contenu très mystérieux, la Sous-Commissaire Indienne Diana Joseph, décide de dissimuler tout ceci en un lieu secret afin d’éviter des débordements, ou vengeances. Pensant la zone sécurisée et suite à l’emprisonnement d’une grande partie des truands, l’équipe de Joseph se rend au pot de retraite de leur responsable. Mais, la soirée tourne mal et hormis Diana et un certain Bholaa arrivé par hasard, le reste des policiers-ières présent-e-s sur place s’écroule d’un coup. Il s’avérera qu’une puissante drogue a été ingérée dans le champagne : le rohypnol. Le coup est monté par les membres de Sikka encore en liberté. Obligés de suivre la Sous-Commissaire et la quarantaine d’officiers drogués devant être amenés en urgence à l’hôpital le plus proche et posés au sein d’un camion. Bholaa, Diana et Kadchi devront traverser des routes de campagnes parsemées d’embûches et au péril de leur vie…

Réalisé par Ajay Devgn (« Sooryavanshi »), « Bholaa » s’avère être une transposition d’un long-métrage au succès surprise datant de 2019, de l’état du Tamil Nadu. Si l’histoire se rapproche grandement entre les 2 fictions, le degré de suspense et de violence restent les mêmes et captent l’attention des spectateurs-trices, dès la 1ère scène.

Outre la réalisation, l’acteur toujours autant polyvalent, produisit cette fiction par le biais de sa société « Ajay Devgn FFilms » en plus d’interpréter « Bholaa », le rôle principal. Bhola qui en français, a plusieurs significations à l’exemple de Naïf ou Innocent. Et cela correspond plutôt bien à l’un des traits de caractère du héros.

Ou plutôt, anti-héros. Car comme mentionné, « Bholaa » contient une brutalité et violence s’approchant davantage des productions du sud de l’Inde. Il n’est d’ailleurs pas adressé aux enfants, tout du moins, les plus jeunes occidentaux peu habitués à ce genre. A l’inverse de l’Inde qui en fait, montre des réalisations de ce type assez vite aux bambins et souvent, avec l’accord parental.

Pour en revenir à ce long-métrage explosif, si son intrigue demeure plutôt crédible, réaliste et suis la même ligne de conduite, malheureusement, une majeure partie des effets spéciaux de la scène en forêt, s’avèrent bâclés et donc, ratés.

Principalement, parce que la durée et les délais de post-production, furent très courts et stressants pour les entreprises spécialisées dans l’infographie. Effectivement, la réalisation se termina début janvier 2023 et en moins de 3 mois, les graphistes spécialisés durent travailler assidûment jusqu’à la sortie dudit long-métrage ce 30 mars 2023.

Néanmoins, la plupart des décors numériques restent relativement réussis. Outre le fait qu’une nouvelle fois, la gravité n’existe en aucun cas au sein de ce type de fictions et pour le plus grand plaisir des amateurs-trices et connaisseurs-euses du genre, les interprétations de la distribution, dialogues et décors réels s’avèrent réussis.

A propos du casting, si la comédienne Tabu (« L’Odyssée de Pi ») joue plutôt un personnage secondaire, mais acharné et efficace, c’est Deepak Dobriyal (« Angrezi Medium ») qui se démarque beaucoup par le biais de son protagoniste.

D’une part, parce que son rôle en qualité de chef de gang, reste toujours au-delà de la folie. Notamment, à cause de sa grande consommation d’une certaine poudre blanche. Mais surtout, grâce à ses tenues parfaites quant à son personnage « Ashu », sa malice sournoise et sa réactivité qui ne s’accordent jamais par rapport à la police. Finalement, « Bholaa » reste un très bon divertissement, avec certaines valeurs morales intéressantes, une dynamique et tensions omniprésentes et des cascades parfois impressionnantes grâce à la coordination des équipes spécialisées.

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