Nous l’avions annoncé fin octobre dernier, la 7ème édition du festival « CinéMasala » eu lieu du 20 au 23 novembre 2019. Elle avait donc débuté le mercredi 20 au soir avec le dramatique « Dhobi Ghat », les remerciements du Comité et de quoi se sustenter, notamment en buvant un très bon chai.


A mon arrivée dans le bâtiment de l’association lausannoise « Pôle Sud » au Flon, j’ai été surpris en bien de voir autant de spectateurs-trices venu-e-s assisté-e-s à la cérémonie d’ouverture de ladite manifestation et surtout découvrir, l’intimiste et tragique « Dhobi Ghat ». Quelques minutes avant le lancement du film, le Trésorier du Comité de « CinéMasala » Monsieur Nicola Pozza, exprima son mot de bienvenue, les remerciements auprès des partenaires et le résumé du programme durant ces 4 jours. Il termina par le résumé du film de la soirée, qui n’est pas un Bollywood habituel :

4 destins que tout oppose, vont pourtant devenir intiment liés à Mumbai. Munna est un « Dhobi », soit un laveur de linges désirant ardemment débuter une carrière d’acteur à Bollywood. Il a beau travaillé en plein air dans des conditions difficiles, il prend encore le temps de s’entraîner physiquement dès son retour chez lui. Shai revient chez elle en Inde après avoir travaillé aux Etats-Unis plusieurs années d’affilé. En congé sabbatique, sa passion est de prendre des photos principalement de l’environnement urbain. Arun demeure un artiste-peintre très reclus et timide, mais doué dans son domaine. Quant à Yasmin, son plaisir demeure simple : partager sa nouvelle vie de femme mariée en se filmant avec sa caméra toute neuve. Si aucun d’entre eux-elles ne se connait, le destin les amènera toutefois à le faire et à découvrir certains de leurs secrets respectifs…

En tête d’affiche, l’excellent acteur Aamir Khan (« Thugs of Hindustan ») qui demeure bien loin de ses rôles habituellement survoltés dans les grosses productions bollywoodiennes. Dirigé par sa femme Kiran Rao, « Dhobi Ghat » fut tourné entièrement à Mumbai en 2010.

Bien que les atmosphères soient indiennes, ce long-métrage se dote également d’une approche plutôt occidentale. Le rythme, un peu lent au début de l’histoire, prend le temps de présenter les personnages principaux de manière très détaillée. Ainsi et avec « Dhobi Ghat », pas de chants ni de danses.

Néanmoins, la cadence de cette réalisation devient surtout plus intense et fur et à mesure de l’avancement de l’intrigue, pour se terminer par une fin à la fois inattendue, mais aussi dramatique. Présentée au sein de plusieurs festivals, puis diffusée dans différents cinémas de par le monde, le film eu son petit succès. Néanmoins, en Suisse (en tout cas en Romandie) une fois encore et ce, pour des raisons m’étant inconnues, aucune distribution ne se fit.

A tort, car si ce n’est pas un chef-d’œuvre, « Dhobit Ghat » permet de comprendre le fonctionnement de l’Inde d’une tout autre manière que les grosses productions Bollywood. Merci donc au comité de « CinéMasala » pour cette séance et ce judicieux choix.

Étant dans l’impossibilité de participer à d’autres soirées cette année, j’ai tout de même plaisir de savoir que la 7ème édition du festival a toujours plus de succès auprès du public lausannois. Rien qu’au niveau de la 1ère soirée, plus d’une centaine de spectateurs-trices ont donc découvert la programmation et la fiction.

Merci donc aux organisateurs pour cette nouvelle édition, les évènements ayant eu lieu en parallèle comme l’exposition de l’artiste photographe Flavia Vasques et j’espère que la 8ème sera autant réussie et variée.

CinéMasala 2019 : De la soirée d’ouverture aux laveurs de Mumbai
5.0Note Finale