Venez rencontrer Serguei Polounine, le jeune prodige russe de la danse : il est connu pour être celui qui a bouleversé le monde du ballet classique en claquant la porte du Royal Ballet de Londres après y avoir été nommé premier soliste en 2010, à seulement 19 ans  du jamais-vu.

Ce documentaire de Steven Canter retrace son parcours, à l’aide d’images filmées par la caméra familiale dans sa petite ville natale d’Ukraine, Kherson, puis d’images de représentations et de témoignages de sa famille qui a tout sacrifié pour le voir danser. On a dit de lui qu’il était le « nouveau Noureev », un prodige de la danse à la technique époustouflante, évoluant dans un monde où il finira par se sentir trop à l’étroit. Être interprète de ballet classique ne laisse pas de libertés  il s’agit, aux termes d’années éreintantes de formation, de se conformer aux normes établies et aux traditions sans jamais avoir pu s’épanouir en-dehors de la scène : Polounine parle de la frustration de « vivre comme un enfant » tout en ayant atteint le rang le plus prestigieux existant pour un danseur. La presse britannique fait de lui un sujet de choix, relatant les absences du « bad boy of ballet » dont les tatouages et les soirées alcoolisées font vivement réagir.
Jusqu’à la vidéo YouTube qui le propulse au rang de star : un clip filmé par David LaChapelle dans lequel Polounine danse sur la chanson d’HozierTake Me To Church. Maintenant libre d’évoluer selon ses critères et sa sensibilité artistique, Polounine continue de danser, mêlant classique et contemporain.
La légende est en marche.

 

  • Dancer, Bad Boy of Ballet
  • Steven Canter
  • Avec Serguei Polunine
  • BBC Films

Dancer - Bad Boy of Ballet : tatouages et ballet classique
4.0Note Finale