Un Marvel qui sort des sentiers battus en offrant une expérience visuelle unique et un personnage principal plus étoffé que de coutume.


Comme Tony Stark dans « Iron Man », Stephen Strange (Benedict Cumberbatch) possède un égo surdimensionné. Neurochirurgien reconnu dans le monde médical, l’arrogant Dr. Strange se voit comme un être exceptionnel et pense à tort qu’il est indestructible. Mais un grave accident de voiture va le priver de son don le plus précieux, ses mains, et mettre un point final à sa carrière. Pris de désespoir, il n’hésite pas à user de tous les moyens et dépenser une fortune, pour essayer de réparer ce qu’il a perdu. Après maintes déceptions, il finit par aller à Kamar-Taj, un village dans les montagnes de l’Himalaya ; mais Strange y trouvera bien plus qu’une cure pour ses mains, il sera confronté à l’impossible…

Avec « Doctor Strange », le réalisateur Scott Derrickson ouvre les portes d’une nouvelle ère cinématographique. Il fait vivre une expérience immersive au spectateur en utilisant pertinemment la 3D, qui sert ici une fonction narrative et apporte une explosion de sensations. Il introduit un monde inédit, mystique, avec des menaces qui étaient jusque-là invisibles, mais qui s’insère parfaitement dans l’univers Marvel. Portails vers d’autres mondes, projections astrales, univers psychédéliques et décors manipulés, le film défie toutes les lois physiques et nous laisse bouche bée devant un tel spectacle. Toutefois, ce nouveau Marvel ne fait pas mouche qu’en termes visuels. Cumberbatch remplit toutes les attentes avec son interprétation solide, qui affirme, une fois de plus, son statut d’acteur de talent. Le héros intrigue, car s’il est centré sur lui-même comme Stark, il est capable de prendre du recul pour être en mesure de voir ses erreurs. C’est un homme qui a la soif d’apprendre, mais qui ne deviendra pas le Sorcier Suprême en un clin d’œil. Le film se veut plus réaliste, en mettant en scène le docteur qui se bat avec les pouvoirs qu’il aurait pu développer dans un temps spécifique. Ayant beaucoup moins d’expérience que ses ennemis, il doit faire preuve d’ingéniosité pour combler ses faiblesses.

S’il y a une dizaine d’années, réaliser un film tel que « Doctor Strange » relevait de l’impossible en raison de sa complexité visuelle, aujourd’hui Marvel a relevé ce défi haut la main. On est sous le charme !

Doctor Strange

Doctor Strange
De Scott Derrickson
Avec Benedict Cumberbatch, Tilda Swinton
Walt Disney/Marvel
Sortie le 26/10

 

Un "Doctor Strange" qui défie les lois de la physique
4.5Note Finale