Anne-Dauphine Julliand révèle le quotidien hospitalier d’enfants atteints de maladies graves. Des bouts de chou qui marquent profondément par leur courage.


Cinq enfants, cinq destins marqués par la maladie. Ils ont tous entre six et neuf ans et malgré leur jeune âge, ces petits soldats font preuve d’un discernement épatant et d’un courage à chaque épreuve de leur quotidien.

Toujours à la poursuite du bonheur, Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual sont dotés d’une insouciance et d’un optimisme propres à l’enfance. Ils luttent avec une énergie débordante et exemplaire face à la maladie. Leur quotidien diffère de celui que connaissent les autres enfants de leur âge et pourtant, selon Camille, « quand on est malade, ça n’empêche pas d’être heureux », « on vit avec », confie Ambre. Ces bouts de chou portent un regard sur la vie qui va bien au-delà de la conscience des adultes.

Après deux livres dans lesquels elle raconte son expérience de vie familiale confrontée à la maladie dégénérative que traversent deux de ses enfants, Anne-Dauphine Julliand fait don de son regard de mère à travers ce premier documentaire. Filmé avec beaucoup de pudeur et d’amour, « Et les mistrals gagnants » laisse exclusivement la parole aux enfants et rend un hommage poignant à Thaïs qui, atteinte de leucodystrophie métachromatique, a rejoint le ciel en 2007. Cette expérience éprouvante est au cœur de ce projet cinématographique extrêmement touchant, authentique et drôle qui cache une douloureuse résonance. En février dernier, elle perd sa seconde fille Azylis, atteinte de la même pathologie que sa sœur aînée.

Avec leur spontanéité et leur simplicité surprenante, ces enfants nous prennent par la main et nous guident sur leur chemin, celui de la vie. Capitaines de leur âme, ils ont leur force demeure incommensurable.

Et les Mistrals gagnants
FR – 2016 – 80 Min. – Documentary
Réalisateur: Anne-Dauphine Julliand
Pathé Films
03.05.2017 au cinéma

"Et les mistrals gagnants" : une leçon de vie
4.0Note Finale

A propos de l'auteur

Amoureux du film « American Gigolo », ses parents la prénomme en hommage à l'actrice Lauren Hutton. Ainsi marquée dans le berceau, plus tard, comment rester indifférente face au 7ème art ? S'enivrant des classiques comme des films d'auteur, cette inconditionnelle de Meryl Streep prolonge sa culture en menant des études universitaires de cinéma. Omniprésent, c'est encore et toujours le cinéma qui l'a guidée vers le journalisme. Preuve indélébile de sa passion, celle qui se rend dans les salles pour s'évader et prolonger ses rêves, ne passe pas un jour sans glisser une réplique de film dans les conversations. Et à tous ceux qui n'épellent pas son prénom correctement ou qui le prononcent au masculin, la Vaudoise leur répond fièrement, non sans une pointe de revanche : « L-A-U-R-E-N, comme Lauren Bacall ! ». Ça fait classe ! ;)

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