Un « petit » film qui s’est bien fait remarquer en 2014 avec le Prix du meilleur film canadien au Festival international du film de Toronto (TIFF) et le Prix du meilleur long métrage de la Compétition internationale (Louve d’or) au Festival du nouveau cinéma (FNC). Mais de là à dire que c’est un chef d’œuvre canadien – comme de nombreux médias québecois – c’est sans doute bien exagéré. Par contre, c’est une belle histoire qui, au travers d’un scénario quelque peu romanesque, nous fait découvrir les habitants de la « La Petite Jérusalem » de Montréal. Tout débute avec Félix, un athée qui doit affronter la mort d’un père avec lequel il était très proche. Le hasard le conduira vers la belle Meira, qui va bouleverser sa vie en le confrontant avec des problématiques religieuses qui lui sont inconnues. Car Meira est mère et juive hassidique, et souffre du mode de vie imposé par son mari. Les deux formeront un couple en quête d’un ailleurs plus vivant, loin du deuil et d’une vie corseté par la religion.

Maxime Giroux qui avait déjà eu une première expérience avec les longs-métrages dramatiques (« JO pour Jonathan » en 2010) s’essaie ici à un film romantique qui ne l’est pas vraiment tant la retenue demeure omniprésente. Même si les enjeux sont peut-être trop vite vendus au spectateur, le spectateur se laisse facilement emporter par sa curiosité à suivre la vie de ces personnages à la fois apathiques et passionnés. Sa lenteur et son côté exagérément feutré pourront rebuter, le scénario manque parfois de force et de rythme, notamment pour certains scènes en trop qui sortent du contexte romantique. Pourtant la finesse de la peinture des personnages compense l’absence de surprises d’un scénario balisé.

Félix et Meira
De Maxime Giroux
Avec Martin Dubreuil, Hadas Yaron, Luzer Twersky
Cineworx
Sortie le 4/02

A propos de l'auteur

Depuis des nombreuses années, Carlos Mühlig met son savoir faire journalistique et en matière de communication au service de sa passion pour le 7ème art.

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