FILMAR 2014

FILMAR 2014

Palmarès de la 16ème édition du Festival FILMAR en América Latina:

Le festival qui s’est tenue à Genève, dans d’autres villes de Suisse romande et en France voisine, du 15 au 30 novembre, a sacré deux fictions et deux documentaires.

Le Prix du Public – Fiction, d’un montant de CHF 2000.- offert par Helvetas, a été décerné à «Conducta» du réalisateur cubain Ernesto Daranas.

Le Prix du Jury des Jeunes – Fiction, d’un montant de CHF 2000.- offert par Terre des Hommes Suisse, a été attribué à «La Tirisia» du réalisateur mexicain Jorge Pérez Solano.

Le Prix du Public – Documentaire, de CHF 2000.- offert par la Fédération Genevoise de Coopération, est allé à « La muerte de Jaime Roldós » des réalisateurs équatoriens Manolo Sarmiento et Lisandra Rivera.

Quant au Prix du Jury des Jeunes – Documentaire, de CHF 2’000.- offert par la Fondation Eirene et la Centrale Sanitaire Suisse Romande, il a été décerné à « Quebranto » du réalisateur mexicain Roberto Fiesco.

Le Jury des Jeunes 2014 était composé d’étudiantes et d’étudiants de l’Ecolint (Ecole internationale) et des collèges Sismondi, De Saussure et Rousseau. Ils étaient encadrés par des professionnels de l’éducation et du monde du cinéma.

Pour la directrice de FILMAR, Sara Cereghetti, cette 16ème s’achève avec le sourire. «Le bonheur des rencontres cinématographiques et humaines. La vibration d’observer la magie de l’expérience du grand écran. La satisfaction concernant la réponse du public : nombreux et curieux. Comme les spectateurs, nous sommes acteurs et témoins des surprises et découvertes que recèle FILMAR ».

Et Sara Cereghetti de résumer ses instantanés pour les huit fictions en compétition.

« L’étonnement dans les yeux d’un acteur qui a mis son corps en jeu sur le tournage de« Lulú », radical. L’amour des hommes dans l’essence de l’eau, deux continents qui se chantent sur la « Praia do futuro ». Le portrait politique d’une famille, narration entre les genres et les contradictions dans « Voix off ». La danse de « Mateo » et le regard pétillant d’une cinéaste qui nous montre que la paix est un art. Le message universel des enfants, rebelles et émouvants de « Conducta ». Le cinéma métaphysique, la chorégraphie du hasard, le monde onirique d’une mère et d’un fils dans « Silencio en la tierra de los sueños ». La profondeur d’une femme, d’une actrice ambitieuse et douce, qui libère la voix des femmes attrapées par « La tirisia ». La résistance face à la douleur urbaine, l’élan théâtral du cinéma dans « Los enemigos del dolor ».  Des mots et des images pour nos mondes en dialogue ».

L’actrice mexicaine Adriana Paz, lumineuse dans le film primé par le Jury des Jeunes, jointe par Skype, n’a pas manqué d’exprimer sa joie « pour cette double bonne nouvelle : le prix du Jury des Jeunes attribué à « La tirisia » et la libération le même jour des étudiants qui avaient été enlevés au Mexique. J’espère que ce prix du Jury des Jeunes et les autres distinctions obtenues par « La tirisia » dans les festivals à l’étranger contribueront au succès de ce film au Mexique également ».

Quant au réalisateur Ernesto Darana, auteur du film primé « Conducta », il a déclaré dans un message adressé par courriel : « Merci FILMAR, merci la Suisse pour le prix qui a le plus de valeur : celui que confie le public. C’est très réconfortant de voir que nous sommes en mesure de nous comprendre, au delà de la distance. Cela signifie que nous partageons des valeurs, des idéaux, des sentiments. L’équipe, les acteurs et plus spécialement les enfants de « Conducta », vous sont très reconnaissants pour ce prix ».

Les huit documentaires en compétition ont fait forte impression. Sara Cereghetti en résume la force de narration. « La contemplation excentrée d’un cinéaste et artiste qui va droit au sentiment dans « La ciudadela ». La fraicheur féminine d’un fruit d’été où s’occultent les mystères et les duretés de la vie de « Durazno ». Le cinéma cathartique et brut d’un géant qui se lit dans les marges de la culture dans « Mataram meu irmāo ». La précision, l’ambition et la sublimation du quotidien, une radiographie de la vie, de la lutte et de la décadence racontée par une femme courageuse dans « Hotel nueva isla ». Une leçon d’histoire, l’habilité de la narration, une lecture du monde du pouvoir et de ses manipulations dans « La muerte de Jaime Roldós ». Un chant de corail au droit de l’être, au delà des définitions, des étiquettes, des catégories dans « Quebranto ». La sagesse et l’acuité d’une cinéaste qui fait du charbon le poème lumineux « Sobre las brasas ». Le silence qui se brise pour briser la honte et les complicités et libérer les âmes de « El silensio de las moscas ».

Participation En attendant les chiffres définitifs de toutes les salles, les responsables de FILMAR en América Latina confirment une augmentation de la fréquentation des spectateurs d’environ 10% dans les principaux lieux de projection : les Cinémas du Grütli, le cinéma Bio de Carouge et les deux salles à Ferney-Voltaire et à St-Julien-en-Genevois, en France voisine. Le Président de FILMAR en América Latina Jean-Pierre Gontard a souligné la spécificité de ce Festival qui contribue par sa vitalité et son originalité au rayonnement de la Genève internationale. «FILMAR est sans doute le seul Festival cinématographique en Suisse dont un tiers du budget provient de la billetterie . Ce Festival qui tient son rang dans la cour des grands événements culturels qui ont lieu à Genève, mais aussi ailleurs en Suisse romande et en France voisine, peut compter sur la présence non seulement de cinéphiles d’origine latino-américaine, mais également de citoyens, toutes nationalités et sensibilités confondues, francophone, hispanophones, lusophones et anglophones, intéressés par un cinéma indépendant de grande qualité qui illustre des réalités latino-américaines et des problématiques universelles. Le Festival a conforté son rôle de rendez-vous le plus important de Suisse consacré aux cinématographies et aux cultures latino-américaines, avec plus de 400 projections annuelles».

Temps forts FILMAR en América Latina a étendu son influence avec des projections à Genève, Carouge, Versoix, Lausanne, Pully, Martigny, Fribourg, Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Bienne, Courroux et Le Noirmont. Et, en France voisine, à Annemasse, Divonne-les-Bains, Ferney-Voltaire, Gex et St-Julien-en-Genevois. Si les lumières du Festival s’éteignent officiellement le 30 novembre en fin de soirée, les cinéphiles pourront encore voir des films projetés dans le cadre de FILMAR en América Latina au cinéma Bio de Carouge et au Ciné-Saussure, du 1er au 4 décembre 2014. Le programme complet, le palmarès, les synopsis, les photos et les vidéos des trailers de la 16e édition de FILMAR, ainsi que l’inscription à la Newsletter du Festival figurent sur le site www.filmar.ch

Pour mémoire, la 16ème édition de FILMAR en América Latina a proposé 26 courts-métrages, 3 moyens-métrages et 108 longs-métrages dont 47 documentaires, illustrant les cinématographies des pays du continent – Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Cuba, Équateur Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, République Dominicaine, Uruguay et Venezuela. Le cinéma argentin a été au cœur de l’événement avec 57 titres, dont huit films de 1962 à 1985 et six œuvres illustrant l’âge d’or du Nouveau Cinéma Argentin (1990-2010). Vingt-deux invités de différents pays étaient présents.

FILMAR vous donne rendez-vous en novembre 2015 pour sa 17ème édition!