FFFH 2022 : De l’ovation pour le dernier Clovis Cornillac à l’écoute de son corps…

Les couleurs et la danse en cette "Journée Bleue".

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Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Cette année, j’eus moins de possibilités de voir de films au sein de cet excellent festival biennois qui eut lieu du 14 au 18 septembre dernier. Pour mon 1er jour, soit le 16 septembre, je commençai par un rattrapage rythmé et une adaptation littéraire réussie.


« En corps » : Elise, une jeune danseuse professionnelle, s’imagine impossible d’arrêter sa passion, soit la danse classique. Car c’est grâce à sa maman qu’elle a gagné quant à sa souplesse et a pu suivre son envie continuelle de se mouvoir. Malheureusement, sa vie va brutalement changer suite à son accident durant un spectacle. Verdict : Repos le plus longtemps possible. Un coup dur pour Elise qui pourtant au gré de ses rencontres, de ses joies ou déceptions, va trouver une nouvelle et honorable place dans… une compagnie de danse contemporaine. Une autre énergie pourrait-elle lui plaire ?

Si la dernière réalisation de Cédric Klapisch (« Deux Moi ») s’intéresse de près à la danse, c’est tout un univers et une multitude de différents pas et mouvements qui s’ouvrent pour les spectateurs-trices.

Également écrit par le cinéaste et un collègue qu’il apprécie particulièrement, Santiago Amigorena (« Ce qui nous lie »), « En corps » démontre un autre aspect de la danse classique au travers d’émotions plus positives comme la joie et le bonheur.

Afin de rendre ce film davantage réaliste, ledit metteur en scène choisit une véritable danseuse quant au rôle principal. En l’occurrence, Marion Barbeau qui dégage très bien un côté lumineux et persévérant. Et même si apprendre les dialogues lui a créé plus de problèmes que la danse, il faut lui espérer une carrière cinématographique intéressante car elle la mérite.

« Couleurs de l’incendie » : En 1927, suite au décès de son défunt père Marcel Péricourt, sa fille Madeleine doit reprendre en main l’empire financier dont elle hérite. Mais le jour de la cérémonie de Marcel, son petit-fils Paul, va commettre un acte irréparable et dramatique. Cet incident va causer la chute de la famille Péricourt et les diriger vers un chemin plus tragique encore. Entre les prémices d’une France au bord d’un gouffre, un entourage fait de trahisons et une ruine qui se dresse quotidiennement, Madeleine et Paul vont devoir faire preuve de créativité face à leurs coriaces adversaires…

5 ans après la sortie du long-métrage d’Albert Dupontel, « Au revoir là-haut » au cinéma, sa suite « Couleurs de l’incendie », se voit aussi adaptée sur grand écran. Écrit par Pierre Lemaitre, ces 2 romans plongent le public dans une période tendue où la fin d’une Grande Guerre traumatise encore l’Europe, alors qu’une autre se prépare…

Réalisé par Clovis Cornillac (« C’est magnifique ! »), son nouveau long-métrage mêle habillement le dramatique à l’historique, tout en ajoutant quelques séquences plus légères grâce notamment, aux couleurs chatoyantes de « Couleurs de l’incendie ».

En tête d’affiche de cette grosse production française, Léa Drucker (« Incroyable mais vrai ») qui joue « Madeleine », une mère au foyer et future femme d’affaires acharnée et plutôt revancharde, mais à juste titre. A ses côtés, le « Petit Paul ». Soit le jeune comédien Nils Othening-Girard (« Le Sens de la famille ») l’incarnant très bien au travers des différentes émotions au gré de la trame.

Si « Couleurs de l’incendie » demeure une incroyable adaptation avec, semble-t-il, quelques modifications par rapport au roman, l’histoire met un peu trop de temps à commencer et certaines scènes sont assez longues.

En cette journée biennoise, pour ma part, la découverte d’ « En corps » m’a le plus séduit. Original, efficace, humain et drôle, le tout dernier film de Cédric Klapisch s’adresse également à un large public.

Son long-métrage donnerait presque envie de danser et il est à espérer que les spectateurs-trices l’appréciant dans les salles obscures, comprennent mieux les différentes sortes de danses, leurs milieux et qu’une passion peut aider à guérir.

Quant à « Couleurs de l’incendie », cette fiction impressionne de par sa distribution, la création des décors matériels et numériques, mais il s’adresse plutôt à un public ciblé. Peut-être davantage pour les connaisseurs-euses et/ou amateurs-trices de cette période sombre. Néanmoins, cette réalisation bouleverse et démontre les forces d’une mère afin de sauver les êtres qu’elle aime.

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ARDENTE·X·S

Novembre

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