Si The Good Girls a tout pour plaire – une dimension féministe, une critique de la bourgeoisie – le caviar reste tout de même un peu en travers de la gorge.


Sofia voit sa jolie robe de mère bourgeoise et sa famille se défaire peu à peu sous l’effet de la crise économique qui frappe le Mexique. Ses désirs de princesse doivent nécessairement être vus au rabais, ses ambitions aussi.

Sofia a beau se démener, elle est piégée dans sa robe de velours à la main d’acier : sa condition de femme des années 80 qui la force à regarder, depuis le foyer familial, son mari essayer de sauver les avoirs de la famille. En vain.

Certains y verront un film féministe (Sofia finira tout de même par sortir la famille de la crise économique grâce à une connaissance), d’autres en apprécieront la réalisation ultra-esthétique qui sied, il est vrai, à ce monde bourgeois raffiné.

D’autres encore regretteront un manque de profondeur quant aux questionnements sur la femme et la bourgeoisie, et critiqueront cet ultra-esthétisme finalement assez scolaire et peu fin.

The Good Girls
Date de sortie
Prochainement (1h 33min)
De Alejandra Marquez Abella
Avec Ilse Salas, Flavio Medina, Cassandra Ciangherotti…
Genre Drame
Nationalité mexicain

[FIFF 2019] The Good Girls : robes de velours et mains d’acier
2.5Note Finale

A propos de l'auteur

Féru de cinéma, de poésie et d’art, Stefano Christen voit la critique comme un terrain de jeu où l’on ne garde pas sa langue dans sa poche. Non, on la sort toutes les cinq minutes, pour se remettre à l’heure.

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