En mars 2011, un tremblement de terre suivi d’un tsunami touchait le Japon causant d’irréparables dégâts sur la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi ravivant les fantômes du passé au peuple nippon !

Avant cet événement tragique, depuis la fin de la 2ème guerre mondiale avec l’explosion de deux bombes atomiques expérimentales sur Hiroshima et Nagasaki, le cinéma japonais n’a eu de cesse d’exorciser les démons du péril nucléaire aux travers d’un genre maintenant célèbre, le Kaiju Eiga (films de monstres géants), dont Godzilla est le chef de fil. Sorti en 1954, soit neuf ans après la fin de la guerre, « Godzilla » représente le début d’un long chemin purificateur, où les grands monstres agissent en métaphore à un trauma trop lourd à porter.

La longévité du succès du Kaiju Eiga et surtout une analyse détaillée de ce phénomène culte nous est raconté dans ce petit livre tout simplement fascinant.

En grand connaisseur des monstres du cinéma japonais, Alain Vézina dresse un constat glaçant de la situation nucléaire actuelle de manière tout à fait étonnante.

Godzilla – Une métaphore du Japon d’après-guerre
Alain Vézina
L’Harmattan/Images d’Asie

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