Michel Galabru est un personnage immédiatement attachant. L’apercevoir à l’écran, ne serait-ce que quelques secondes, suffit pour dessiner un sourire instantané au spectateur, c’est une « gueule » de cinéma. Eternel second rôle, à près de 90 ans, Michel Galabru reprend sa plume pour nous raconter une nouvelle fois sa vie foisonnante, lui qui a traversé les décennies dans la grande famille du show-biz français.

Homme de théâtre tout d’abord, Galabru évoque ses débuts difficiles sur les planches, son arrivée à la prestigieuse Comédie Française et son amour pour le bon texte. Il enchaîne encore de manière drôle sur son passage au grand écran dans les années 50, toute la difficulté d’échapper à ces éternels seconds rôles, des films mythiques comme la série des Gendarmes, en passant par des nanars tels « Le Führer en folie » ou « Arrête de ramer, t’attaques la falaise », tournés pour payer les factures (le nom du chapitre est évocateur : « Il faut bien bouffer… »). Jusqu’à la consécration en 1976, et son César du meilleur acteur pour le magnifique « Le juge et l’assassin » de Bertrand Tavernier. Dans le chapitre « Un assassin comblé », Galabru raconte toute l’estime qu’il porte au réalisateur, qui lui a fait entièrement confiance, malgré la pression du milieu.

Redoublant d’anecdotes plus drôles les unes que les autres (Ah ! Les ringards de St-Tropez), les 300 pages du livre s’engloutissent avec délectation pour se terminer sur une filmographie étourdissante, que Michel Galabru assume entièrement !

Je ne sais pas dire non !

Je ne sais pas dire non !
Michel Galabru
Michel Lafon Editions

 

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