Joker (Wild Card)

Il serait possible de décrypter ce « Joker » ainsi : Statham a lu le scénario et s’est dit qu’il y aurait enfin quelque chose à jouer dans ce portrait d’un ex-Marine englouti par Las Vegas et la fièvre du jeu, obligé de fricoter avec la mauvaise graine de la cité du vice pour venger une vieille amie laissée pour morte. Et puis non, car le film est réalisé par le bourrin Simon West (« Expendables 2 »)  qui n’aime rien tant que la surenchère de violence gratuite. Alors Statham a boudé, a tiré la tronche tout au long du tournage et n’ayant toujours rien d’autre à faire que d’habitude, s’est mis à casser la gueule à tout le monde. Sans rire, le film ne propose pas beaucoup plus qu’une mine bougonne et des castagnes. C’est con, il y aurait presque eu, au début, une petite atmosphère de film noir et l’ébauche d’un personnage un peu plus complexe qu’à l’accoutumée. Tiens-bon Jason ! Bientôt on te proposera un vrai rôle…

Joker (Wild Card)
De Simon West
Avec Jason Statham, Milo Ventimiglia
Ascot Elite