« Kalank », qui n’a rien à voir avec le terme français, est la nouvelle grosse production Bollywood. Epique, parfois mystérieuse et surtout plus dramatique et sérieuse qu’il ne paraît, le film promet davantage que la dose de romantisme habituelle.


Roop est une jeune femme heureuse, vive et appréciant chaque moment de sa vie. Plutôt insouciante, un compromis familial va toutefois bouleverser son existence à jamais. Pourtant quelque temps plus tard, elle rencontra Zafar. A force de le fréquenter, elle finit par déceler des sentiments différents envers cet homme à l’apparence menaçante. Malgré tout, ce qui était prévu arriva et la jeune femme se maria à Dev Chaudry, l’un des riches industriels d’un des quartiers de Dehli. Pour couronner le tout, une rébellion menace le secteur économique et géographique géré par Dev. A tel point que la meilleure solution pour le trio, sera la fuite. Mais à quel prix ?

Contrairement à la première impression, « Kalank » n’est pas un récent projet venant de l’inspiration du cinéaste Abhishek Varnam (« My Name is Khan »). En fait, ledit long-métrage a été imaginé par Karan et Yash Johar. Ce dernier reste également le créateur de la « Dharma Production », la major distribuant donc la réalisation précitée. Depuis le décès de Yash en 2004, c’est son fils Karan qui a repris l’entreprise tout en continuant sa profession d’acteur (même s’il ne joue pas dans « Kalank »).

Pour en revenir à la fiction, elle fut principalement tournée au sein des studios à Mumbai, le cœur du 7ème Art en Inde. Pour cette raison, la reconstitution des décors reste impressionnante et soignée jusqu’à la fin. Malheureusement, les effets spéciaux sont fréquemment mal employés et ils gâchent le visuel du film. Une faiblesse de l’industrie Bollywood demeurant encore trop présente et qui leur fait défaut une fois de plus. Cela rend également cette réalisation moins efficace et intéressante.

Un autre défaut se remarque aussi au sein de la fiction. En effet, certaines scènes sont longues et deviennent donc inutiles. Fort heureusement, le casting relève très nettement le niveau. Car entre leurs magnifiques interprétations et la direction du tournage menée par le réalisateur, l’alchimie fonctionne à merveille. De plus, les danses sont bluffantes, minutieusement orchestrées et extrêmement gracieuses. Ceci notamment, grâce à Madhuri Dixit (« Devdas ») qui demeure l’une des meilleure actrice et danseuse au sein des œuvres cinématographiques Bollywood.

Entre son talent de comédienne, celui de Alia Bhatt (« Dear Zindagi ») ou encore de Varun Dhawan (« Dishoom »), la distribution est également somptueuse, tant au niveau de la nouvelle que des anciennes générations. En effet, leur alchimie fonctionne à la perfection dès le départ et l’héroïne incarnée par Alia Bhatt, démontre avec justesse et respect, la place, l’influence et l’importance de la femme au sein de films d’époque comme « Kalank ». Car même s’il se déroule durant les années 40, il était fréquent de la part des hommes d’écouter trop rarement (ou jamais), l’avis de leur épouse. De plus, le scénario d’Abhishek Varnam aborde d’autres sujets sérieux et sensibles à l’exemple de communautés minoritaires ou des mariages forcés. Cependant, le cinéaste démontre aussi que la pensée unique quant à ces épousailles était déjà différente durant cette décennie.

En revanche, « Kalank » s’avère être un pur fillm Bollywood. C’est-à-dire qu’il contient la dose de romantisme, et de bons et nobles sentiments adaptés à l’histoire. Pour celles et ceux n’appréciant pas ou très peu ce genre, il reste préférable de l’éviter. Néanmoins, les scènes d’action, acrobaties et danses permettent de passer outre les séquences trop « fleurs bleues ».

Quant aux autres personnes, amatrices, connaisseuses, curieuses ou passionnées, ce long-métrage est parfait pour passer un bon moment et se baigner dans un univers inhabituel, exotique et magique.

Kalank
De Abhishek Varman
Avec Alia Bhatt, Varun Dhawan, Sanjay Dutt…
Genres Drame, Historique, Romance
Nationalité indien
Bollywood Movies
"Kalank" : Quand une envie de chanter mène à la fin d’une cité…
4.0Note Finale