Kenshin Kyoto Inferno

2ème volet de la trilogie adaptée du célèbre manga Kenshin le vagabond, racontant l’histoire de Kenshin Himura, un samuraï qui était connu sous le nom de Battosai le tueur, avant qu’il ne se décide à ranger son sabre et parte en quête de rédemption pour ses crimes passés.


A la fin du 19ème siècle dans un Japon en pleine mutation suite à la fin de l’ère shogun, nous retrouvons Kenshin Himura qui tente de vivre une nouvelle vie loin de son violent passé de criminel. Néanmoins, cette promesse va être mise à rude épreuve, car le gouvernement va faire appel à ses services pour affronter Shishio, lui aussi un ancien assassin que le gouvernement Meijin a tenté d’éliminer lorsqu’il n’en a plus eu besoin et qui a promis de se venger. Réticent dans un premier temps, Kenshin se rend compte qu’il est le seul à pouvoir faire face à cette menace et va ainsi se rendre à Kyoto pour l’affronter. Il semble désormais inéluctable qu’il devra retrouver ses vieux instincts de tueur et le passé auquel il a essayé tant bien que mal de tourner le dos.

Kenshin Kyoto Inferno

Ce qui impressionne tout de suite lorsqu’on visionne ce film, c’est la beauté graphique, la photo est tout simplement exceptionnelle, les yeux ne peuvent qu’être émerveillés par le spectacle offert. Mais le visuel ne suffit pas à faire un bon film, mais nous sommes rassurés, car tout le reste répond présent. Qu’il s’agisse de la performance des différents acteurs, tous investis dans leurs rôles, notamment un Takeru Sato impérial dans le rôle de Kenshin que nous sentons tiraillé entre son ancienne vie et le désir de tourner la page. Qu’il s’agisse du rythme qui est lui aussi soutenu notamment via de superbes scènes de combat à la chorégraphie très étudiée ou encore l’histoire qui ne s’égare jamais ceci malgré l’introduction de nombreux personnages.

Tout au plus, nous pouvons dire que la fin est le point « faible » ou plutôt frustrant, car l’immersion dans le film est telle que ce n’est que lorsque les crédits apparaissent que nous nous rendons compte qu’il faudra patienter jusqu’au 3ème volet pour connaitre le dénouement et voir l’affrontement entre Kenshin et Shishio qui s’annonce d’ores et déjà comme grandiose.

Ce 2ème volet est donc une réussite totale, les fans du manga ne pourront pas être déçus, car l’esprit en est parfaitement respecté, et même si certains éléments dévient quelque peu, cela ne nuit nullement à la qualité du spectacle proposé.

Kenshin Kyoto Inferno

Kenshin Kyoto Inferno
De Keishi Otomo
Durée : 2h13
Bonus : Interview des acteurs, bande-annonce
Dinifan
Note : 4.5/5

Kenshin Kyoto Inferno : honneur, rédemption et instinct de tueur
4.5Note Finale