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26 octobre 2020

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L’Extraordinaire voyage du Fakir : la belle fable estivale

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« L’Extraordinaire voyage du Fakir » donne vraiment le sentiment de pouvoir voyage autour du monde et de s’imprégner de différentes cultures, avec ses atouts et ses problématiques. Un film qui en fin de compte, permet de se sentir bien.


Né à Mumbai, Aja a passé son enfance puis son adolescence pour finalement devenir un arnaqueur rôdé. Mais à la mort de sa mère, tout changea. En fouillant dans ses affaires, il découvrit certaines affaires de son père qu’il n’a jamais connu. Sur une impulsion, il se rend en Europe dans l’espoir de le retrouver et rencontrer. Au Vieux Continent, il côtoiera l’amour, le danger, la solitude, et même le succès international. Bien, des péripéties le mèneront à différents lieux et il fera des rencontres surprenantes et amusantes. Finalement, il comprendra que la vraie richesse se trouve en lui et dans son pays d’origine, l’Inde.

Entre le livre et son adaptation littéraire, une modification étonnante se constate d’emblée : la célèbre marque « Ikea » n’a pas participé activement au projet cinématographique puisque son nom n’est pas exposé une seule fois. D’où certainement le changement du titre par rapport au roman. Car celui-ci se nomme en fait « L’Extraordinaire Voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea ». Quoiqu’il en soit, la réalisation du Québécois Ken Scott est plutôt réussie et très divertissante.

Si le metteur en scène a dirigé très peu de long-métrages, 5 jusqu’à présent, son célèbre film « Starbuck » a largement contribué à le faire connaître du grand public. Avec « L’Extraordinaire voyage du Fakir », il reste dans l’univers de la comédie, mais ses approches et la trame radicalement différentes. Car même si la romance prime dans l’histoire, les relations humaines, familiales et sociales sont plus subtilement imbriqués. Finalement, ce doux mélange donne un très sympathique feel good movie (un film empli de bons sentiments).

Mais cette réunion d’agréables sentiments ne pourrait se faire sans l’association d’un casting choisi avec raison. A commencer par l’acteur indien Dhanush, jouant « Aja » signifiant chèvre en français. Si « L’Extraordinaire voyage d’un Fakir » est sa première incursion au sein d’une fiction à envergure internationale, il gère son rôle en donnant l’impression de l’avoir assimilé avec aisance. Dhanush est peu connu du grand public européen, car ses implications en Inde sont surtout liées au cinéma tamoul, un genre cinématographique parallèle de Bollywood. Il est donc à espérer que cette réalisation ait son succès mérité et qu’elle lui serve de tremplin pour des interprétations plus intenses. Que se soit à Bollywood ou à l’étranger.

La plupart des autres membres du casting ne sont pas exceptionnels, à part Bérénice Bejot (« Le Redoutable ») et son collègue Barkhad Abdi (« Blade Runner 2049 »). Ils jouent leurs personnages en les rendant attachants. Mais aussi caractériels, touchants et efficaces. Surprenants aussi, songeant notamment à une performance insoupçonnée et soignée venant de Bérénice Bejot. Quant à Gérad Jugnot (« C’est beau la vie quand on y pense »), son apparition reste simplement plaisante.

En conclusion, la transposition cinématographique du roman de Romain Puertolas semble plutôt réussie et s’adresse à un large public. La petite touche bollywoodienne amusera plus d’une personne et la composition musicale s’accorde assez bien à l’ensemble du long-métrage. Les décors (naturels ou recréés) ainsi que les costumes ajoutent un charme indéniable à « L’Extraordinaire voyage du Fakir ». Toutefois, il ne faut pas s’attendre à une fiction avec de nombreuses explosions ou aux héros torturés. Mais elle permet de passer un bon moment en couple, pour les spectateurs-trices désireux-euses de découvrir un peu plus l’Inde et tout simplement, pour se divertir.

L’Extraordinaire Voyage Du Fakir
FR   –   2017   –   Comedy
Réalisateur: Ken Scott
Acteur: Erin Moriarty, Barkhad Abdi, Berenice Bejo
Impuls
30.05.2018 au cinéma

Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

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