Le combat des héritiers du grand Arthur, pas Pendragon (ah bon ?), roi de Bretagne, pour le trône. Une course au pouvoir et à la justice maladroite, mais néanmoins épique se fraye un chemin dans l’univers du grand n’importe quoi des apprentis historiens. 


Pour le coup, la légende arthurienne en prend un coup. Ce n’est certes pas la première fois que le cinéma s’approprie pêle-mêle l’histoire en se prenant les pieds dans le tapis. Le scénario, sortit de son contexte légendaire, tient la route plus ou moins. C’est agréable à regarder comme film épique médiéval. Par contre, abîmer à ce point les chevaliers de la table ronde, Excalibur et tout le saint-frusquin, ben j’dis y a crime ! Le Roi Arthur Pendragon de Bretagne, pour être certaine que nous parlons bien du même, n’a pas eu de descendance en dehors de son fils incestueux Mordred, ça a été assez évoqué. Celui-là même qui le tua lors d’une bataille finale et sanglante, selon la légende la plus largement admise. On n’a pas parlé d’un bâtard perdu dans une auberge. Je ne dis pas que toutes les interprétations « camelotiennes » sont pourries, mais là, pardon, on nous prend pour des brêles. Le Pouvoir d’Excalibur, dit le sous-titre. Ah oui ? Et elle fait quoi de puissant au juste l’épée ici ? À part, un réveil tardif en fin course…Non, mais pour rappel, la légende, c’est ce qui mérite d’être transmis aux générations futures. Y a pas matière à rêver ce coup-ci. Morgane passe encore pour une pourriture, Merlin pour un abruti sénile et Mordred pour un assoiffé de pouvoir sans scrupule. Quant aux chevaliers, aucune figure mémorable. Des perles aux cochons ! Les costumes sont bien foutus, oui aller, ça, on garde.

  • Réal. : Antony Simth
  • Acteurs : Simon Armstrong/Annes Elwy/Adam Byard
  • Distrib. : FIP
LE ROI ARTHUR, Le Pouvoir d’Excalibur : va relire tes classiques !
2.0Note Finale

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