The Perfect weapon, le long-métrage de Titus Paar possède tous les défauts pour être exécré par les spectateurs : un scénario incohérent et bâclé, des combats loin d’être impressionnants et des acteurs peu dévoués.


En des temps reculés, il y eut une grande guerre. Pour que celle-ci ne se reproduise pas, une grande dictature a été instaurée. Dans un futur proche, c’est-à-dire en 2029, l’État est devenu tout-puissant et c’est le « Directeur » (Steven Seagal) qui contrôle tous les aspects de cette nouvelle société, ainsi que le droit de vie et de mort sur tous les ennemis du pouvoir. Par ailleurs, la plupart d’entre eux seront exécutés avec beaucoup de violence. Condor (Johnny Messner), le meilleur agent de l’État, échoue à tuer un leader de l’opposition et va être forcé à fuir ses employeurs qui veulent le reprogrammer.

C’est alors qu’il tombe sur celle qui, dans sa mémoire, était son grand amour et va l’aider dans sa fuite. C’est une blonde dotée des meilleurs arguments et qui nous gratifie, malgré un atroce mal de genoux, de saltos et de cabrioles dignes d’une grande artiste de cirque. De plus, elle semble imperméable aux balles, car bien que toute une armée lui ait tiré dessus, elle reste indemne, comme transparente.

Les scènes de combats ne sont pas très bien chorégraphiées, mais c’est tout le film qui semble avoir été fait à la va-vite, sans qu’aucun soin n’ait été apporté à la mise en scène. Ceci est d’autant plus surprenant que Steven Seagal a débuté dans le cinéma en formant aux arts martiaux de nombreux comédiens comme James Mason et Sean Connery. Dans la même période, il a réglé les combats de plusieurs films, parmi lesquels « A armes égales” de John Frankenheimer. On peine à croire qu’à une certaine époque, il a été propulsé au rang de star du film d’action, car même s’il a 64 ans aujourd’hui, on est en droit d’attendre un peu plus d’un acteur qui a autant de films d’action à son actif.

Mais, il s’agit là, à nouveau, d’un grand navet avec ce film très bruyant où les armes à feu ne sont jamais muettes. Un Steven Seagal bien empâté, nous faisant l’honneur de sa présence juste quelques minutes au cours du long-métrage. Un scénario vraiment nul, on ne sait plus qui sont les gentils, les méchants, les méchants devenus gentils et les ex gentils, bref de quoi se triturer les méninges, mais pas pour la bonne cause. À classer vite fait bien fait… dans les oubliettes !

Réalisé par Titus Paar
Avec: Steven Seagal, Sasha Jackson, Richard Tyson et Johnny Messner
Distribué par Disques Office

« The Perfect Weapon »: Un futur imparfait, un parfait navet
1.0Note Finale

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