Blanche Ravalec : « Richard Kiel et Albert Broccoli étaient des amours et très humains »

"Minnie", "Brie", et "Cruella" était avec nous.

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Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Durant cette 6ème édition du Printemps du doublage à Paris, et malgré l’absence au dernier moment de la comédienne Marie Vincent (« Rumba la vie »), entre les débuts de carrière et anecdotes intéressantes des invitées, le public en appris aussi sur certaines audaces réussies.


Malgré ladite annulation à cause d’une situation Covid, l’ambiance au centre Paul Valeyre s’avéra bonne enfant et les interactions entre les comédiennes, les organisateurs et les spectateurs-trices, fonctionnèrent très bien.

Ainsi et à tour de rôle, les 3 convives, puis les 2 restantes car Elisabeth Ventura (voix récurrente d’Emma Stone) quitta les lieux par rapport à un impératif, s’exprimèrent quant à l’hommage sur leur feu collègue Dominique Paturel qui en plus de sa large filmographie comme « Vipère au poing », doubla beaucoup de longs-métrages durant de sa carrière.

Puis, elles évoquèrent leur début au sein du 7ème Art et leur évolution plus récente. Marie-Charlotte Leclaire débuta et expliqua que depuis son enfance, le chant reste très important pour elle, notamment grâce à sa voix si particulière. Si son timbre lui créa également de nombreux problèmes, la comédienne choisit avec les années, de le ressentir aussi comme une force. De ce fait et par le biais de sa voix, elle devint en 1992 par exemple, celle qui double « Minnie La Souris » presque officiellement dans les versions françaises.

Pour Marie-Charlotte Leclaire, doubler des petites filles, petits garçons ou des cartables, lui permet de développer et travailler systématiquement son sens de l’écoute tout en laissant à ses personnages, la possibilité de lui emprunter sa voix.

Par rapport à son actualité, elle incarne au théâtre « Mireille » qui relate l’histoire de cette femme avant-gardiste par le biais de son école de musique révolutionnaire créée dans les années 50 à Paris, où entre autres, Yves Montand débuta.

Elisabeth Ventura pris ensuite la parole et raconta que grâce à son papa, les plateaux de doublage lui plurent rapidement. Car dès son enfance, elle prêta sa voix à de jeunes personnages comme au sein de l’animation « Papyrus » ou « Petit Vampire ». Néanmoins en grandissant, elle préféra poursuivre ses études au lieu de continuer dans la postsynchronisation.

Mais c’est un métier dont on ne se sépare jamais vraiment et elle va le comprendre suite à l’invitation d’un de ses anciens collègues quelques années après son départ. En 2006, Elisabeth Ventura fut choisie pour « Black Book » de Paul Verhoeven et doubla l’héroïne du film. Depuis, elle collabora à de nombreux projets de postsynchronisations et notamment sur la comédienne Américaine Emma Stone. D’ailleurs et même si elle apprécie beaucoup les autres actrices qu’elle double, Elisabeth Ventura la trouve un peu plus fantaisiste et fascinante.

Quant à Blanche Ravalec, nous apprîmes que ses premiers emplois furent très différents. Professeure d’anglais puis hôtesse de l’air, avant de devenir actrice et de prêter également sa voix au sein de réalisations à l’exemple du récent « Last Night in Soho » ou plus régulièrement, sur l’actrice Marcia Cross (« Desperate Housewives »).

L’actrice nous expliqua aussi qu’elle débuta sa carrière cinématographique dans « L’Hôtel de la plage » de Michel Lang. Et son fameux rôle au sein de « Moonraker », lui fut attribué par chance, suite à plusieurs malentendus. En effet, son agent de l’époque ne lui avait pas expliqué son rôle pour l’audition du « James Bond ». Elle ne le su même pas après l’approbation du production Albert Broccoli qui lui confirma « parfaitement convenir au personnage » pourtant.

En fait, Blanche Ravalec comprit qu’elle ne serait pas une « James Bond Girl » une fois face à Richard « Le Requin » Kiel. Mais son personnage deviendra iconique car elle joua sa petite amie, celle qui pouvait le calmer à tout moment. De nombreuses années après, cette interprétation lui permet toujours d’être invitée au sein de conventions internationales. Sauf… en France, où sa participation ne demeura jamais vraiment reconnue.

Par rapport à sa carrière dans le doublage et en qualité de Directrice artistique, la comédienne avoua beaucoup aimer travailler vocalement sur des personnages différents comme « Brie » de « Desesperate Housewives » car les défauts et qualités de ce genre de personnages en ressortent plus. Pour elle, l’écoute et l’intention du-de la comédien-ienne priment afin de rendre les émotions davantage palpables du côté du public.

En conclusion de ce très intéressant et varié 6ème « Printemps du doublage », tout le monde acquiesça à la phrase de Blanche Ravalec : « Le doublage enrichit le jeu du comédien et la voix est vectrice de sincérité ». Merci beaucoup donc aux organisateurs de nous avoir permis de participer à leur nouvelle conférence, de l’avoir filmée et nous nous réjouissons déjà, de savoir qui sera aux prochains « Salon et Printemps du doublage ». Car l’événement doit perdurer afin d’expliquer et de montrer au public, toutes les qualités du doublage français.

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