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mardi, juin 25, 2024
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Daniel Njo Lobé : « L’animation se crée à partir du jeu de voix enregistrées »

Un avis partagé sur les "ia" et une passion pour le jazz

Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

A l’occasion de la sortie de « Mars Express », une animation futuriste et intense, nous avons rencontré le comédien ayant prêté sa voix à « Carlos Rivera », Daniel Njo Lobé. Il prit le temps de nous donner son avis sur l’intelligence artificielle et sa passion pour la musique.


Comment êtes-vous arrivé au sein de ce projet ? J’ai travaillé sur la série « Last Man », dirigée par Martial Leminoux. Les créateurs du film, Jérémie Périn et Laurent Sarfati savaient que j’étais aussi la voix de « Geralt de riv » des jeux vidéo de « The Witcher ». J’ai fait un essai qui fut concluant.

Dans « Mars Express », quelle fut la scène la plus simple à doubler ? Comme c’est une création de voix et non un doublage, nous n’avions pas d’images. L’animation se crée à partir du jeu de voix enregistrées. Donc pas de difficultés ou de facilités particulières, mais une vraie intensité de jeu. Surtout, la chance d’avoir pu jouer la plupart des scènes avec mes partenaires.

Vous incarnez une réplique androïde. Comment avez-vous réussi à lui trouver les bonnes intonations ? Il y a eu une vraie direction d’acteur faite par le trio Martial-Jérémie et Laurent, comme on le voit dans le making off. Mais surtout, « Carlos » doit se comporter comme un humain. Il est donc probablement, le personnage le plus proche de moi.

Quelles similitudes avez-vous perçues entre votre personnage dans « Mars Express » et celui de « Chicago Police » ? Ils ont tous les 2 une voix française très intéressante… Plus sérieusement, ils ont tous les 2 recours à la violence, sont très habiles dans leurs missions d’infiltration et ont aussi un sens très fort de l’amitié avec leur partenaire.

Ces dernières années, le domaine du doublage subit plusieurs problèmes comme le « star talent ». Plus récemment, l’intelligence artificielle. Que pensez-vous de cette menace ? En réalité, l’intelligence artificielle est là depuis longtemps… À une époque, on avait des calligraphes dans le doublage et des bruiteurs de plateau. Au fur et à mesure, ces métiers ont disparu. C’est une menace face à des gens qui veulent réduire les coûts. C’est une chance face à des gens qui veulent de la singularité et de la qualité. On fera plus de théâtre, et quoi qu’il arrive, on se réinventera.

« Mars Express » traite de sujets à la fois futuristes et actuels. Lequel vous a le plus touché durant votre doublage et pourquoi ? J’ai envie de dire que c’est surtout en visionnant le film que j’ai été touché par le déclassement de certaines parties de la population, qu’elles soient humaines ou robotiques. Ces rapports de force qui font qu’il y a des dominants et des dominés et comment les « petits » finissent par se haïr les uns les autres.

En dehors des barres de doublage, je crois savoir que vous avez un lien musical. Quel est-il et lequel vous procure le plus de joie ? J’ai eu la chance de jouer « Audrey » dans « La Petite boutique des horreurs » à l’opéra-comique mit en scène par Valérie Lesort et Christian Hecq…. Ce fut une expérience incroyable. Depuis, j’ai un groupe de jazz soul-funk et je me produis autant que possible dans de petits lieux, pour l’instant. On met l’ambiance et surtout, on rassemble les gens quelques soit leur âge, origines, orientations sexuelles ou leurs opinions politiques. Ce qui est plutôt bien.

Pour terminer, quelles sont les 3 règles de l’écrivain Isaac Asimov utilisées dans « Mars Express » ? Je n’ai pas une grande connaissance de la science-fiction d’Asimov. Mais le personnage de « Carlos » est un ancien violent. Au moment où il risque de frapper le compagnon humain de sa femme, la règle Numéro 1 s’applique : « Un robot ne peux pas frapper un humain ». Une autre règle s’emploie quand « Roberta » demande à « Carlos » de le lâcher. Un robot doit obéir à un ordre donné par un humain.

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