La 14ème édition du Festival International du Film Oriental de Genève (FIFOG) aura lieu du 29 avril au 5 mai 2019, à Genève et ses communes. Cette nouvelle édition sous le signe de « L’éloge de la différence », nous fera à nouveau voyager et découvrir le cinéma oriental.


Le FIFOG fait partie des festivals de cinéma bien installés en Suisse et qui chaque année, amène sa touche orientale pour le plus grand plaisir des cinéphiles et public qui aime le cinéma d’ailleurs. Placée sous le signe de « l’éloge de la différence », cette nouvelle édition va montrer au publique, si nombreux chaque année, une centaine de films, tous genres confondus (fictions longues et courtes, documentaires courts et longs), accompagnée par soit des auteurs ou des spécialistes de la culture orientale à travers les 25 lieux de projections-débats sur Genève et ses communes (Versoix, Vernier, Presinge, Carouge).

« L’éloge de la différence »
« Les derniers chamboulements socio-politiques survenus dans les pays d’Orient a mis fin aux visions monolithiques, regards uniques et aux choix exclusifs. Cela a ouvert la voie à la reconnaissance de la diversité et le début de l’acceptation de la différence. » C’est ainsi que Tahar HOUCHI, Directeur artistique annonce la couleur de cette nouvelle édition. Une nouvelle édition qui a également pour but de mettre en évidence ce nouveau cinéma qui résulte de la reconnaissance de l’Autre, nié pendant très longtemps. Elle montrera des films qui plaident pour le droit à la différence et la promotion de la diversité.

Si à l’heure où nous écrivons ces quelques lignes nous ne connaissons pas encore la programmation complète de la 14ème édition, nous pouvons annoncer tout de même que le festival s’est offert comme président d’honneur Monsieur Tahar Ben Jelloun. Écrivain franco-marocain, poète et peintre à ses heures perdues, ses livres sont traduits dans le monde entier, le dernier en date, se nomme « L’insomnie », aux éditions Gallimard.

Un grand Monsieur pour parler de l’orient
Tahar Ben Jelloun, né en 1947 à Fès au Maroc, a reçu le Prix Goncourt pour son roman « La nuit sacrée » en 1987. Ce prix a changé la vie de cet homme amoureux des mots, né dans une famille musulmane traditionnelle, et qui rêvait déjà enfant de jouer avec l’écriture. Une enfance simple, mais heureuse : « Nous étions très pauvres, mais nous ne souffrions de rien. On ne jalousait personne, on ne manquait de rien, c’est peut-être ce qui m’a aidé à être ce que je suis aujourd’hui. » Déclarait dans une interview donnée à France Info en février 2019.

En 1965, Tahar Ben Jelloun étudie la philosophie et il participe aux manifestations étudiantes à Rabat. Cette participation va lui coûter cher puisqu’il est arrêté et envoyé dans un camp disciplinaire de l’armée avec 94 autres étudiants soupçonnés d’être des ennemis du régime du roi Hassan II.

C’est là qu’il va prendre la plume pour la première fois, et écrire pour mettre des mots sur une réalité parfois difficile et injuste : « Quand on a 20 ans, se retrouver dans une prison, c’est horrible. Cela m’a donné très vite des informations sur ce qu’est l’homme. Nous étions punis bêtement pour avoir manifesté, c’est tout. »

Voix unique et salvatrice, pont entre Orient et Occident, Tahar Ben Jelloun préside honorifiquement la 14ème édition du Festival International du Film Oriental de Genève (FIFOG). Une édition qui surprendra par son cinéma, mais également par ses 80 débats environ, avec des réalisateurs et/ou des acteurs invités pour promouvoir le cinéma d’orient, un cinéma qui ne demande qu’à être découvert !

Festival International du Film Oriental de Genève (FIFOG)
Du 29 avril au 5 mai 2019
Genève
www.fifog.com

[Source : communiqué de presse]

A propos de l'auteur

Depuis des nombreuses années, Carlos Mühlig met son savoir faire journalistique et en matière de communication au service de sa passion pour le 7ème art.

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