« Geostorm » n’est pas le film d’action époustouflant de 2017. Pourtant, il est sympathique et se laisse regarder comme un bon divertissement. Certes, impossible de ne pas songer à « Black Storm » en découvrant « Geostorm », mais les petites différences entre les deux films font leurs forces aussi.


L’entier du globe terrestre est mal en point à cause d’incidents météorologiques intenses. Suite à de nombreuses pertes, plusieurs pays s’unissent et coopèrent afin de créer un réseau de satellites. Ces derniers contrôlent désormais le climat et protègent les populations. Jusqu’à ce que le dispositif se dérègle et entraîne de nouvelles catastrophes menaçant l’espèce humaine. De ce fait, plusieurs questions se posent : S’agit-il d’un complot ou d’une faille dans le système

Si « Geostorm » donne l’impression de ressembler au film « 2012 » de Roland Emmerich, c’est tout à fait normal. Car le réalisateur de cette « tempête géographique », Dean Devlin, est un proche du metteur en scène susmentionné. Les ambiances, les mouvements de caméra ou le scénario sont souvent semblables, mais cela ne dérange en rien. Car le plaisir de voir les Américains sauvant une fois de plus le monde est un fait qui manquait au 7ème Art depuis une décennie.

Redondant dans années 90, il devenait lassant de voir qu’un père divorcé voulait sauver son enfant, et la terre par la même occasion, au travers d’un long-métrage sur fond d’action et de fin du monde. Avec le temps, Hollywood constata le côté répétitif de ce principe envers le public et décida de le supprimer. Jusqu’à « Black Storm » en 2014 qui fut un succès surprenant.

« Geostorm » a toutes les qualités pour passer une bonne soirée entre ami-e-s. Il n’est certes pas très intense quant à l’histoire, mais le fait qu’un problème technique peut engendrer l’éventuelle perte de la planète bleue est intéressant et plutôt novateur. La performance du casting est plutôt efficace, voire même emballante. Mais ce sont les décors spatiaux qui sont les plus réussis. L’équipe technique s’est tellement investie, qu’il est difficile de réaliser la superficie complète des 9 plateaux ayant été construits pour le tournage. Malheureusement, les effets spéciaux cataclysmiques sur la terre sont bien en dessous d’un tel long-métrage et cela le rend beaucoup plus morne. Les raisons de ces différences restent obscures, tout comme l’inefficacité de la 3D. Certes, de nombreux long-métrages ne fonctionnent pas avec cette utilisation technologique, pourtant certains plans de « Geostorm » auraient pu être mieux utilisés avec la 3D et un soin numérique plus prononcé.

En tout cas, il est plaisant de voir Gérard Butler plus en forme que dans Gods of Egypt. Accompagné de Jim Sturgess (« Cloud Atlas ») et Abbie Cornish (« Prémonitions »), ce trio donne un dynamisme plutôt piquant et leurs échanges permettent aux spectateurs d’en rigoler parfois. Même si le personnage d’Abbie Cornish donne trop l’impression d’être proche du cliché des agents secrets, sa performance est plutôt musclée et son véritable entraînement en amont laisse à penser qu’elle a souhaité s’investir au mieux pour son rôle.

Il est donc à espérer que les spectateurs se rendent dans les salles obscures pour aller voir « Geostorm » qui offre à la fois ce côté apocalyptique idéal. Mais aussi pour s’amuser et découvrir cette possibilité différée de fin du monde. Toujours est-il que pour sa première incursion seul, le cinéaste Dean Devlin a plutôt bien réussi son travail. Peut-être que ce potentiel petit succès lui permettra de poursuivre son chemin en solitaire. Dans tous les cas, il est toujours annoncé comme scénariste et producteur actif pour le prochain opus d’« Independence Day ».

Geostorm
USA – 2016 – Action
Réalisateur: Dean Devlin
Acteur: Gerard Butler, Katheryn Winnick, Abbie Cornish, Ed Harris, Jim Sturgess
Warner Bros
01.11.2017 au cinéma

Geostorm : La tempête qui réunira l’humanité
3.0Note Finale