Le long-métrage de Greengrass présente des acteurs à la hauteur et des courses poursuites impressionnantes, tout de même dévalorisés par des facilités scénaristiques.



Jason Bourne est convaincu que sa survie dépend de son invisibilité. On le retrouve donc en train de gagner sa vie en faisant des combats quelque part entre la Grèce et l’Albanie. C’est alors que Nikki Parsons refait surface et réussit à lui fixer un rendez-vous à Athènes, car elle a des informations sur les intervenants de Treadstone. Mais la CIA veillait au grain grâce à la directrice de la surveillance informatique qui va illico, sur ordre du directeur, dépêcher des tueurs pour les intercepter, ou plutôt pour tenter de les faire disparaître. Car bien sûr, le directeur de la CIA n’a aucun intérêt à ce que les secrets découverts par cette chère Nikki fassent surface. Mais à Athènes, nous sommes en pleine émeute et la foule va donc servir les intérêts des poursuivis, dont seul Bourne va en réchapper.

Cependant, avant de disparaître, Nikki aura eu le temps de lui remettre une clé USB avec toutes les informations qui l’intéressent. Hélas, Heather Lee, la directrice informatique de la CIA a réussi à placer un malware dans les fichiers subtilisés par Nikki. Et ce malware se déclenche automatiquement dès que l’on ouvre les fichiers. Après avoir voyagé dans toute l’Europe, Bourne se fait traquer à Londres où il réussit néanmoins à échapper aux tueurs de la CIA, paradoxalement, grâce à Heather Lee. Il se rend à Las Vegas pour régler ses comptes avec le directeur de la CIA, mais là, il tombe sur son pire ennemi, Asset, avec lequel il a de sérieux comptes à régler. Une course-poursuite effrénée met à sac une grande partie de la ville. Mais une fois encore, malgré la pluie de coups et une voiture qui lui tombe sur le plot, Bourne s’en sort avec quelques bleus. Ne cherchez pas, il est surhumain !


Ce qu’on retient surtout du film, ce sont les scènes de poursuite dont Bourne fait l’objet en permanence. Le retournement presque incompréhensible en sa faveur de la directrice informatique va lui sauver les miches à plusieurs reprises. Un Matt Damon à la hauteur de nos attentes, un super-héros qui ne baisse jamais les bras et qui est invincible. Tommy Lee Jones, le directeur de la CIA, incarne à merveille le grand méchant du film, faux-jeton et manipulateur à souhait. Alicia Vikander dans le rôle d’une informaticienne de génie (qui ne connaît visiblement pas le fonctionnement de la souris puisque tout se passe au clavier) est touchante dans son rôle de « je-ne-suis-pas-convaincue-du-bien-fondé-de-ce-que-l’on-me demande-de-faire ». On souligne qu’elle est quand même bien jeune pour jouer le rôle d’une directrice d’un domaine très sensible à la CIA, mais elle est si jolie… Quant à Vincent Cassel, c’est Asset le tueur, froid et déterminé. Il est parfait ! Un excellent film d’action où il manque peut-être un peu le creuset politique, et où la CIA est vraiment décrite comme un organe pourri du gouvernement. En résumé : peut mieux faire…

Réalisé par Paul Greengrass
Avec: Matt Damon, Tommy Lee Jones, Alicia Vikander, Vincent Cassel
Distribué par Universal

« Jason Bourne » : suite efficace mais peut mieux faire
3.5Note Finale