Netflix, la plateforme de vidéos à la demande américaine, entame une série d’adaptations de comics de super-héros Marvel. Après l’adaptation de « Daredevil » et en attendant celles des superhéros « Iron Fist », « Hellcat », ou encore, « The Defenders », la réalisatrice Melissa Rosenberg nous présente la première saison de « Jessica Jones », justicière malgré elle.



Le scénario est simple : À New York, Jessica (Krysten Ritter) vit seule et gère un cabinet de détective privé, nommé « Alias Investigations ». Elle vit volontairement isolée et soigne ses angoisses post-traumatiques à grands coups de whisky. Seules deux personnes sont au courant de ses capacités physiques hors-normes, c’est-à-dire, de la super-force et la super-agilité dont elle a hérité inexplicablement à son réveil d’un long coma : la première, est son amie et sœur adoptive Patricia Walker (Rachael Taylor), célèbre en ville pour son talk-show radiophonique ; le second, est le supervilain Kilgrave (David Tennant), l’homme qui a utilisé ses pouvoirs psychiques pour la manipuler et l’hypnotiser pendant un an. Lorsque ce dernier revient d’entre les morts, Jessica doit faire face à ses démons et tenter d’affronter celui qui a détruit son intégrité physique et mentale.

En 13 épisodes, « Jessica Jones » a le mérite, tout comme le gros succès de Netflix « Orange is the new black », d’aborder des thématiques rares et à priori peu vendeuses pour une série grand public comme les notions de viol, de consentement, de libre-arbitre et de reconstruction après un traumatisme. Elles sont en effet constamment abordées, et ce par une héroïne qui, fait rare, n’est à priori pas représentée inlassablement comme un objet de désir aux yeux du spectateur.


Tout en images floues et notes au saxophone, le générique indique une ambiance qui se veut similaire à celle d’un film noir avec le gore, les hurlements et les scènes de sexe en plus. Cependant, « Jessica Jones » n’est pas sans souffrir de quelques faiblesses avec quelques incohérences scénaristiques, une baisse de rythme et répétitions d’un épisode à l’autre, ainsi qu’une évolution des personnages parfois franchement à côté de la plaque. Fort heureusement, il y a les personnages secondaires gravitant autour de Jessica comme Malcolm (Eka Darville), son voisin au grand cœur et l’avocate carriériste Jeri Hogart (Carrie-Anne Moss), qui viennent sauver la mise en étant plus travaillés et intéressants que ceux mis en avant par le scénario. On attend tout de même la deuxième saison.

De : Melissa Rosenberg
Avec Krysten Ritter, David Tennant, Mike Colter
Distribué par: Netflix

 

« Jessica Jones, saison 1 »: Whisky et super-pouvoirs
3.0Note Finale

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