« Jessica Jones, saison 1 »: Whisky et super-pouvoirs

A lire aussi

Pauline Brandt
Pauline Brandt
Avec un master de français moderne avec spécialisation en études théâtrales, un bachelor en français moderne et histoire et esthétique du cinéma, Pauline Brandt met en œuvre tout son savoir-faire pour promouvoir le cinéma.

Netflix, la plateforme de vidéos à la demande américaine, entame une série d’adaptations de comics de super-héros Marvel. Après l’adaptation de « Daredevil » et en attendant celles des superhéros « Iron Fist », « Hellcat », ou encore, « The Defenders », la réalisatrice Melissa Rosenberg nous présente la première saison de « Jessica Jones », justicière malgré elle.



Le scénario est simple : À New York, Jessica (Krysten Ritter) vit seule et gère un cabinet de détective privé, nommé « Alias Investigations ». Elle vit volontairement isolée et soigne ses angoisses post-traumatiques à grands coups de whisky. Seules deux personnes sont au courant de ses capacités physiques hors-normes, c’est-à-dire, de la super-force et la super-agilité dont elle a hérité inexplicablement à son réveil d’un long coma : la première, est son amie et sœur adoptive Patricia Walker (Rachael Taylor), célèbre en ville pour son talk-show radiophonique ; le second, est le supervilain Kilgrave (David Tennant), l’homme qui a utilisé ses pouvoirs psychiques pour la manipuler et l’hypnotiser pendant un an. Lorsque ce dernier revient d’entre les morts, Jessica doit faire face à ses démons et tenter d’affronter celui qui a détruit son intégrité physique et mentale.

En 13 épisodes, « Jessica Jones » a le mérite, tout comme le gros succès de Netflix « Orange is the new black », d’aborder des thématiques rares et à priori peu vendeuses pour une série grand public comme les notions de viol, de consentement, de libre-arbitre et de reconstruction après un traumatisme. Elles sont en effet constamment abordées, et ce par une héroïne qui, fait rare, n’est à priori pas représentée inlassablement comme un objet de désir aux yeux du spectateur.


Tout en images floues et notes au saxophone, le générique indique une ambiance qui se veut similaire à celle d’un film noir avec le gore, les hurlements et les scènes de sexe en plus. Cependant, « Jessica Jones » n’est pas sans souffrir de quelques faiblesses avec quelques incohérences scénaristiques, une baisse de rythme et répétitions d’un épisode à l’autre, ainsi qu’une évolution des personnages parfois franchement à côté de la plaque. Fort heureusement, il y a les personnages secondaires gravitant autour de Jessica comme Malcolm (Eka Darville), son voisin au grand cœur et l’avocate carriériste Jeri Hogart (Carrie-Anne Moss), qui viennent sauver la mise en étant plus travaillés et intéressants que ceux mis en avant par le scénario. On attend tout de même la deuxième saison.

De : Melissa Rosenberg
Avec Krysten Ritter, David Tennant, Mike Colter
Distribué par: Netflix

 

- Publicité -

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

- Abonnement -
Abonne toi à Daily Movies
- Publicité -