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27 novembre 2020

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Le Festival du Film Français d’Helvétie (FFFH) 2014

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Retour en images et en quelques impressions sur « Le Festival du Film Français d’Helvétie (FFFH) »


Cette année le festival soufflait ses 10 bougies avec une belle palette d’invités. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est à dire les films, quelques mots sur mes impressions…

Pour ma première venue, j’étais curieuse de découvrir comment un festival mettant à l’honneur le cinéma français et francophone, était suivi par le public à Bienne, 2ème plus grande ville bilingue de Suisse. En arrivant à la gare, nul ne peut ignorer la signalétique du festival invitant à s’y rendre. Autant pour la réception que la cérémonie d’ouverture, l’impression générale est chaleureuse, balayant le faste et le côté froid de nombreux festivals. Dans les salles du cinéma Rex et Apollo où ont lieu les séances, l’accueil est agréable et, cerise sur le gâteau, les placeurs vous conduisent jusqu’à votre place réservée. Vous êtes en quelque sorte traitée comme un VIP !

Chaque soir la place centrale se transforme en salle de projection gratuite.

Le public était au rendez-vous pour le film « les petits mouchoirs » sur la place centrale
Le public était au rendez-vous pour le film « les petits mouchoirs » sur la place centrale

Certains films projetés sont déjà sur les écrans de suisse romande à l’instar de «Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu? »,  « Les combattants », et d’autres vont sortir prochainement, donc si vous les avez ratés durant le festival nulle crainte à avoir, vous pourrez faire un rattrapage.

Quelques impressions sur les films visionnés

« 24 jours, la vérité sur l’affaire Ilan Halimi » d’Alexandre Arcady.
Que dire sur un film qui retrace l’histoire horrible et morbide du gang des barbares…. Sauf que la tension monte au fur et à mesure, jusqu’à son paroxysme, que l’on connaît malheureusement déjà.

« Bon rétablissement ! » de Jean Becker.
C’est toujours une joie de retrouver un film de Jean Becker, d’autant plus avec Gérard Lanvin ! Malheureusement, ce film est un rendez-vous manqué… Le moment n’est pas désagréable et le film ne peut être qualifié de mauvais, mais la sauce ne prend pas malgré quelques instants de rire.

« Party girl » de Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis avec Angélique Litzenburger.
Le film inspiré de la vie de cabaret, de son actrice principale, Angélique, a été une des suprises au dernier festival de Cannes, où il a été récompensé de la Caméra d’Or et dans la section Un Certain Regard – Prix d’ensemble.

Deux des réalisateurs, Claire Burger et Samuel Theis et leur actrice principale Angélique Litzenburger
Deux des réalisateurs, Claire Burger et Samuel Theis et leur actrice principale Angélique Litzenburger

Pour la petite histoire le scénario a demandé 4 ans d’écriture et a été co-écrit à 6 mains dont celle de son fils Samuel Theis. Celui-ci joue son propre rôle dans son film avec son frère et ses sœurs.

Lors de l’échange après la séance Angélique Litzenburger a fait part de ces impressions au public et de son envie de tourner d’autres films… Mais sans se précipiter !

« Party Girl » : interview avec l’équipe du film
« Party Girl » : interview avec l’équipe du film

Mes coups de cœur du festival
Ils vont à « Geromino » de Tony Gatlif, avec Céline Sallette, Rachid Yous, pour son rythme effréné, teinté de musique, traitant d’un sujet d’actualité, les crimes d’honneur.

Geronimo - Affiche
Geronimo – Affiche

« Les héritiers », de Marie-Castille Mention-Schaar, est tiré d’une histoire vraie de son co-auteur et acteur principal Ahmed Drame. Le film retrace l’histoire d’une classe d’élèves en difficulté, dont la prof, interprétée par la lumineuse et attachante Ariane Ascaride, décide de leur proposer de participer à un concours sur la mémoire.

Une histoire toute simple qui ne l’est pas en réalité dans le film « Lulu femme nue » de Sólveig Anspach. Lulu, interprétée subtilement par Karine Viard, prend par la main le public pour vivre avec elle son besoin de vacances, de sa famille et tout simplement de son quotidien.

« Respire », de Mélanie Laurent, donne le vertige et le sentiment d’être enfermé, au même titre que cette jeune fille prise au piège d’une amie qui ne lui veut pas nécessairement du bien. Surtout n’oubliez pas de respirer de temps en temps entre les scènes sous tension et parfaitement maitrisées de sa réalisatrice Mélanie Laurent.

Un festival donne aussi l’occasion de voir des films qu’on n’irait pas forcément voir en salle. Pour moi c’est le cas du film « Les combattants » de Thomas Cailley qui m’est apparu comme une très belle surprise. Si vous avez besoin de rire, loin des comédies aux gags lourds, et de retrouver le peps, et bien n’hésitez pas à aller le voir !

Côté Suisse

« L’abri », de Fernand Melgar, marque la fin de sa trilogie sur le thème de la migration en Suisse. Le réalisateur signe un film marquant qui questionne et peut déranger sur la réalité des sans-abris à Lausanne. Ici, les solutions ne sont pas au rendez-vous et ce n’est pas son propos, mais plutôt de donner visage humain à ses personnes qui sont parfois les fantômes de nos sociétés. On y voit la détresse des sans-abris, mais aussi celle des professionnels les côtoyant chaque jour.

Fernand Melgar a rappelé que la pauvreté n’était pas une fatalité et qu’il incombait à la politique de trouver des solutions, mais que tout à chacun pouvait aussi faire un geste et qu’à ce propos des idées étaient proposées sur le site du film (http://climage.ch/films/labri/agir/).

N’ayez crainte bien que ce film traite d’un sujet sérieux, il y a des moments de rire… La vie quoi !

Côté courts métrages

Cette année 6 courts-métrages étaient en compétition : « Aïssa » de Clément Tréhin-Lalanne, « Au Sol » d’Alexis Michalik (film lauréat), « Avec Lou » d’Isabelle Schapira, « Bébé à tout prix » de Guillaume Clicquot, « Genèse » de Camille Pernin, et « Marthe » d’Anne-Claire Jaulin.

Le lauréat de la section Découverte 2014 est le film « Au Sol » d’Alexis Michalik. Un film sous tension du début à la fin qui suit un jeune couple avec un bébé essayant désespérément de prendre leur avion pour Londres. L’actrice Évelyne El Garby Klaï incarne avec force son personnage très tendu.

Pour terminer un conseil aux genevois qui ont parfois du mal à s’extirper de leur canton, d’autant plus que nous avons pléthore de festival de cinéma à Genève : allez découvrir le FFFH l’année prochaine, ça vaut le détour !

www.fffh.ch

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