L’envers des décors de « L’Allée Cauchemardesque ».

Lorsque les toiles des tentes s'envolèrent...

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Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

« Nightmare Alley » fait partie des films les plus intrigants en ce début d’année 2022. Réalisé par le Mexicain multi-Oscarisé Guillermo Del Toro, nous avons eu le privilège de participer à une conférence de presse internationale et en ligne sur ce fameux long-métrage.


Ainsi, Joe Utichi de « Deadline » pris en main les interviews et relaya les questions de la presse à l’équipe. A savoir, Miles Dale («  Scary Stories to Tell in the Dark ») le producteur du film, Dan Lautsen (« John Wick 3 : Parabellum ») le Directeur de la photographie (« John Wick 3 : Parabellum »), Tamara Deverell (« The Strain ») qui est la conceptrice de production, Nathan Johnson (« A Couteaux Tirés ») le compositeur, Luis Sequira le costumier (« Ca : Chapitre 2 ») et Cam McLauchlin (« Crimson Peak ») le monteur du film.

A présent que les présentations sont faites, je commence avec Miles. Vous étiez en train de diriger la 2ème partie du tournage de « Nightmare Alley » au moment où la Covid est arrivée dans la région de Toronto. Comment cela s’est passé pour vous à ce moment-là ?

Miles Dale : Bien sûr et merci de nous accueillir. Durant cette période, nous voulions tourner la 2ème moitié du film qui se déroule en hiver. Mais l’épidémie a fini par nous rejoindre et même… nous dépasser. Nous étions en sous-effectif et ne savions pas trop quoi faire. Nous nous sommes alors concertés, avons discuté avec le studio et en pleine semaine à minuit, nous avons interrompu le tournage pendant 6 mois au final. Par la suite, il a fallu s’adapter aux plannings différents des actrices et acteurs et bien sûr, respecter toutes les mesures d’hygiène nécessaires. C’était un sacré défi, c’est sûr. Mais grâce à l’engagement et la ténacité de toute l’équipe, nous avons finalisé « Nightmare Alley ».

Oui, vous aviez fait de votre mieux. Pour Tamara (Deverell), la question est de savoir comment s’est passé la conception du cirque entre votre vision, celle de Guillermo (Del Toro) et ses croquis qu’il réussit et fait si souvent ? Tamara Deverell : Alors, comme Miles (Dale) l’a dit, nous avons construit 100% du cirque. C’était avant l’épidémie. Mais durant la période où nous étions sur place, de forts vents balayaient la zone. La moitié des toiles de tente s’envolaient (rires) ! En fait, nous avions fait beaucoup de recherches en amont, surtout au niveau des bannières. Nous avions même contacté Fred G. Johnson, un célèbre artisan et créateur de bannières. Et avec Guillermo, nous avons été très précis pour la disposition des rues, des allées. De la création de la maquette, nous avons passé à une visualisation en réalité virtuelle, puis au final, au concret pour la fabrication (du cirque) dans ce parking pour une foire agricole. Et à la fin, on pouvait marcher librement dans le cirque. C’était vraiment amusant.

D’accord. J’ai été très chanceux d’être souvent avec Guillermo (Del Toro) derrière le moniteur et je me souviens de ses explications sur le processus de la post-production. Cam (McLauchlin), pourriez-vous nous expliquer comment cela s’est passé et comment la pandémie a modifié votre façon de travailler ? Cam McLauchlin : Oui bien sûr. Guillermo venait chaque matin assez tôt et je me réveillais vers 4h30 du matin pour aller au studio. Sur place, nous faisions des choix sur l’assemblage des images, la manière de les éditer, parfois même le sens des caméras. C’était assez amusant de voir Tamara ou encore Dan venir si tôt les matins pour interagir et prendre les décisions nous semblant les meilleures. C’est toujours très bénéfique et je pense que tout réalisateur ne travaillant pas ainsi m’inquiéterait un peu… (rires).

Là, j’ai une question d’Edward Douglas (nom du média inconnu). Est-ce que quelqu’un a regardé la version originale de 1947 de « Nightmare Alley » ? Et avez-vous repris des éléments ou des références pour cette nouvelle version ? C. M. : Je l’avais déjà vue oui, Guillermo (Del Toro) m’avait offert une édition. Mais je n’avais pas envie de m’y baser. Tant par rapport au film, que la bande dessinée ou le livre. J’aime aller dans les mondes de Guillermo et réagir au mieux parce qu’il sait gérer ses univers, même dans une ambiance plus noire et celle des années 30. Nous voulions avant tout faire « Stan » le plus réaliste possible et qu’il ressorte vraiment de l’écran.

D’accord. Et pour terminer, une question générale de Gonzalo Sah de « Sappo » au Portugal. Quelle est votre 1ère pensée lorsque vous songez à la vision de Guillermo (Del Toro) ?

Dan Lautsen : Pour moi, il reste un maître en la matière et il est très direct dans sa manière de travailler. Il veut faire juste, du début jusqu’à la fin.

Tamara Deverell : Il a une telle source de connaissances. Les insignifiantes comme les plus importantes. Par exemple, la couleur rouge a beaucoup de signification pour lui. Il y a la couleur de base bien sûr, mais pour lui, aussi celle de la dynastie chinoise Xin ou le rouge laqué. Donc en tant que conceptrice (de production), je me suis beaucoup imprégnée de ses multiples possibilités, de ses différents visuels.

Luis Sequira : A mon sens, il est un remarquable chef d’orchestre. Nous pouvions peindre avec nos pinceaux et amener le meilleur de nous-mêmes grâce à cette très bonne collaboration et entente.

Nathan Johnson : Je me sens vraiment chanceux car c’est la 1ère fois que j’ai travaillé avec cette équipe. Guillermo (Del Toro) n’essaie jamais de reproduire quoique ce soit, même musicalement. J’avais une certaine liberté et j’ai eu l’impression d’être dans un train qu’il conduisait, mais chacun avait un wagon et amenait sa part. Et dans l’ensemble, nous avions toutes et tous la même vision du film.

Cam McLauchlin : Je suis tout à fait d’accord avec ce qui a été dit. Travailler avec Guillermo (Del Toro), c’est absorber quotidiennement beaucoup d’informations et d’expériences à travers son métier. Ce qui ne nous a pas empêchés de beaucoup apprendre, partager et c’était vraiment très gratifiant.

Absolument. Et sur cette note, merci pour cet incroyable panel pour « Nightmare Alley » et cette série de conférences de presse.

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