Les poings contre les murs

Les poings contre les murs

Eric est un jeune délinquant ultra-violent, prématurément jeté dans le monde sinistre d’une prison pour adultes, à ce que l’on nous dit… On ne sait ni pourquoi il a été condamné, ni pour combien de temps. Une sorte de givré, malade mental, aux réactions imprévisibles, qui attaque toujours en premier, sans aucune raison, juste dans le but de mieux pouvoir se défendre (selon ses dires) et de se faire respecter des autres. Passons les matons à moitié sadiques et encore plus fous que certains prisonniers, ce film a un air de déjà vu une bonne dizaine de fois. Aucune originalité dans le scénario, qui se perd entre séances chez un psy à moitié malade lui-même de par un passé incertain, violences dans les couloirs à coups de lames de rasoir et de cutter, vengeances personnelles, et racisme (forcément).

Le papa est aussi incarcéré, et c’est un des caïds qui dirige plus ou moins la prison. Il essaie en vain de protéger son fiston contre les gros méchants, mais Eric ne le voit pas de cette manière : il dit que son père lui flanque la honte, et l’empêche de s’imposer. D’une haine et jalousie maladives du fils envers son père naîtra un amour et une reconnaissance sans limites, lorsque papa le sauvera malgré lui d’une pendaison orchestrée, et maquillée en suicide par le directeur de la prison, forcément… Il est vrai que Jack O’Connell crève l’écran, dans ce rôle de taulard allumé et complètement givré, en crises imprévisibles plus ou moins permanentes. En prime, un vocabulaire châtié de bagnards ayant la haine… Côté décors, pas grand-chose (et c’est logique) à part les cachots, les portes qui claquent, les couloirs glauques et la cour des cent pas.

Les poings contre les murs
De David MacKenzie
Avec Jack O’Connell, Ben Mendelsohn, Rupert Friend…
Ascot Elite