Moonfall, « On sauve la lune, on sauve la terre »

Quand un astre fracasse la terre...

A lire aussi

Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Devenu un cinéaste incontournable au milieu des années 90 grâce à ses spectaculaires films d’action, l’Allemand Roland Emmerich revient en forme avec sa nouvelle fiction. Cette fois-ci, c’est la NASA qui va sauver la terre d’une menace… plus redoutable qu’il ne paraît.


Pour Jo Fowler, la situation est critique. Cette ancienne astronaute devenue Directrice au sein de la Nasa, ne comprend pas comment le changement orbital de la lune peut se faire. Son équipe et elle-même se sentent carrément stupéfaites par rapport à leurs données, vérifiées plusieurs fois pourtant. De son côté, K. C. Houseman clame depuis plusieurs jours déjà et avant l’agence spatiale : « La lune va nous tomber sur la tête ! » Problème, il est fan des théories du complot et personne ne l’a cru jusqu’aux premiers bouleversements. Quant à Brian Harper, l’astronaute déchu par l’une de ses missions, il va devoir faire preuve de ténacité afin de mener à bien sa nouvelle mission improvisée. D’abord prévu seul, il sera rejoint par Jo et K. C. Ensemble, ils découvriront les futures catastrophes face à cette collision. D’ailleurs, l’astre blanc semble renfermer de nombreux secrets tous plus menaçants les uns que les autres…

« Moonfall » s’avère être l’une des plus coûteuses réalisations de Roland Emmerich durant ces dernières années avec plus de 130’000’000 millions de dollars dépensés. En comparaison, en 1996 « Independance Day » avait coûté « seulement » 73’000’000 millions de dollars.

Il faut donc espérer que son long-métrage ait le succès mérité auprès du public appréciant ce genre de films d’action. Car s’il s’adapte à cette nouvelle décennie au travers de son casting, des effets numériques ou encore des dialogues, « Moonfall » sent bon les années 90 et le style Roland Emmerich.

Il est effectivement l’un des derniers réalisateurs à proposer des films de cette envergure et sans réel casse-tête par rapport à une énième intense trame. Cela fait du bien et plaisir pour les puristes et amateurs-trices de cette sorte de fictions.

Si le tournage de « Moonfall » dura un peu plus longtemps à cause des effets indésirables de la Covid, comme des milliers d’autres plateaux de films et que sa date de sortie dans les salles obscures se reporta aussi quelques fois, l’idée de la lune tombant sur terre date de plusieurs années.

En effet, Roland Emmerich voulait depuis un certain temps déjà, réalisé un long-métrage où l’astre de la nuit ne correspondrait pas forcément aux études scientifiques, scolaires. Il l’imaginait avec un aspect changé et pas autant naturel que la véritable lune. Par la suite, il s’interrogea sur son éventuelle chute et les possibles réactions humaines face à ce danger mortel et il en résultat son bon film explosif.

Pour se faire et afin de rendre la trame et les décors de « Moonfall » davantage réalistes, le metteur en scène eut le privilège de collaborer directement avec la NASA (« National Aeronautics and Space Administration).

Mais la production réfléchit davantage quant au réalisme de « Moonfall ». Ainsi, l’équipe en place durant le tournage au Canada, eut la chance d’avoir les précieux conseils de l’astronaute Islando-Canadien Bjarni Tryggvason qui les guida au niveau du vocabulaire spatial, de certains gestes à adopter pour un tel voyage ou encore, par rapport à la juste utilisation des navettes spatiales.

Naturellement, d’autres œuvres cinématographiques à l’exemple de l’oppressant « Gravity » eurent un meilleur rendu quant aux techniques spatiales. Néanmoins et grâce au savoir appris par les comédiens-iennes de « Moonfall », cet aboutissement donne à ce long-métrage une dimension plus divertissante, tout en contenant un juste degré de réalisme.

Si Halle Berry (« John Wick 3 : Parabellum »), Patrick Wilson (« Conjuring 3 : Sous l’emprise du diable ») ou John Bradley (II) (« Game of Thrones ») portent « Moonfall » au travers de leur rôle respectif, ils ne dégagent pas une dynamique augmentant la qualité de ladite réalisation.

Toutefois, leur alchimie et échanges fonctionnent et entre cette folle histoire de lune, les quelques sympathiques petites surprises de « Moonfall » et le casting, les spectateurs-trices seront contents de voir une fiction divertissante, efficace et bourrée d’explosions.

Moonfall
USA – UK – CHI – 2022
Durée: 2h05 min
Science-fiction, Action, Aventure
Réalisateur: Roland Emmerich
Casting: Halle Berry, Patrick Wilson, John Bradley (II), Michael Pena, Wenwen Yu
Ascot Elite Switzerland
09.02.2022 au ciném

- Publicité -

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

- Abonnement -
Abonne toi à Daily Movies
- Publicité -