Todos Estan Muertòs de Beatriz Sanchis

Un cinquième jour placé sous le signe de la diversité, puisqu’on voyage d’Espagne en Afrique du Sud. On commence par « Todos Estan Muertòs », joli petit drame fantastique ayant une approche du deuil décontractée. Ce qui n’est pas un mal, et le film aborde également l’inceste et l’homosexualité de manière très simple et douce, ça nous change de la sur-dramatisation habituelle. Un joli film aussitôt vu, aussitôt oublié.

The Corpse of Anna Fritz

The Corpse of Anna Fritz

La suite de la journée est loin d’être glorieuse, puisque nous avons subi l’infâme « The Corpse of Anna Fritz », huit-clos nécrophiles absolument médiocre écrit avec les pieds. Des personnages tous plus détestables, les uns que les autres et un nœud dramatique inexistant qui fait qu’on se fiche du destin des différents protagonistes. Un des pires films du festival, assurément, passez donc votre chemin.

Long Weekend de Colin Eggleston

Long Weekend de Colin Eggleston

C’est dans le rétro ozploitation que se cache la perle du jour, à savoir le sublime « Long Weekend » de Colin Eggleston. Datant de 1978, le film ose une approche assurément avant-gardiste des conséquences de l’homme sur la nature, et montre celle-ci reprendre ses droits. Optant pour un minimalisme total et comptant sur le pouvoir suggestif des situations, Eggleston fait mouche sur toute la ligne. Un grand film, que nous aurons plaisir à voir et revoir au fil des années et qui ne vieillira jamais.

Hard to Get » de Zee Ntuli

Hard to Get » de Zee Ntuli

On termine la journée avec le sympathique « Hard to Get » de Zee Ntuli. Porté par l’énergie folle de ses acteurs, le film raconte une histoire d’amour à la « Bonnie & Clyde » ultra colorée. On ne s’ennuie jamais et c’est très joliment réalisé. Espérons que la sublime Phallance Dladla se fera connaître internationalement, sa prestation habitée et son charisme animal jouant beaucoup dans la réussite du film.

Chris Carter au NIFFF 2015

Chris Carter au NIFFF 2015

Une sixième journée illuminée par la présence de Chris Carter, le créateur d’X-Files et invité d’honneur du festival, qui nous a éclairé quelque peu sur certaines zones d’ombre de la future saison dix d’X-Files, actuellement en tournage. On regrette l’aspect quelque peu promotionnel de sa conférence, ça n’en restait pas moins un moment inoubliable.

Homesick de Jakob M.Erwa

Homesick de Jakob M.Erwa

« Homesick » de Jakob M.Erwa gagne la palme du film le plus soporifique et prévisible du festival. Il n’est pas honteux, loin de là (quelques jolies références à Polanski font passer la pilule, l’actrice principale est excellente), mais s’avère beaucoup trop sérieux dans son approche et vire au grotesque dans son dernier tiers.

Spring de Justin Benson

Spring de Justin Benson

Le très beau « Spring » de Justin Benson et Aaron Moorhead est quant à lui un des incontournables de cette édition. Drame fantastique doublé d’une histoire d’amour malade, le film se perd dans un trop-plein explicatif dans son dernier tiers, ce qui dessert la très belle mise en place de la première heure de film. C’est bien dommage, mais pas rédhibitoire, allez donc voir « Spring ».

We Are Still Here de Ted Geoghegan

We Are Still Here de Ted Geoghegan

On termine cette petite journée avec le pénible « We Are Still Here » de Ted Geoghegan. Malgré le plaisir de revoir Barbara Crampton et Lisa Marie dans un pur film fantastique, on ne peut que regretter l’approche très basique et balisée de l’ensemble. « We Are Still Here » est un film de maison hantée sans surprise, mais très bien réalisé. C’est déjà ça.

The Falling

The Falling

Le très féminin « The Falling » entamait notre septième jour de festival. Difficile de rentrer dans cette ambiance délétère et d’apprécier un rythme aussi lent. Cette histoire de pensionnat de jeunes filles tourne malheureusement vite en rond, et ce n’est pas la présence de Maisie Williams aka Aria Stark qui nous fera changer d’avis.

daily-movies.ch_Men & Chicken d’Anders Thomas Jensen

Men & Chicken d’Anders Thomas Jensen

On continue avec « Men & Chicken » d’Anders Thomas Jensen, qui continue sur la même lancée que son sympathique « Adam’s Apple » réalisé dix ans plus tôt. Le film souffre malheureusement d’un rythme très inégal et se répète beaucoup et ce n’est pas l’humour très (trop ?) danois qui sauvera l’ensemble. Un petit sursaut qualitatif apparaît sur la fin, mais il aura fallu subir un long-métrage péniblement inégal pour y arriver.

Kiss Me Deadly de Robert Aldrich

Kiss Me Deadly de Robert Aldrich

On clôture ce septième jour avec un grand film, à savoir « Kiss Me Deadly » de Robert Aldrich, magnifique film noir datant de 1958 et n’ayant rien perdu de sa superbe. Le découvrir sur grand écran était un moment inoubliable.

Retrouvez-ici la team Daily Movies en direct du NIFFF 2015 pour vous faire vivre le festival en images!