Propriété privée

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Un film redécouvert et restauré, mais qu’on aurait peut-être mieux fait de laisser dans l’oubli.


Los Angeles. Deux petits truands désoeuvrés, Duke et Boots (Warren Oates), discutent de la virginité de ce dernier et décident de suivre une belle femme, Ann, qu’ils ont repéré. Leur poursuite les mène jusqu’à une banlieue aisée et ils s’installent dans une maison inhabitée pour espionner leur cible et s’immiscer auprès d’elle. Dès le début, le spectateur comprend que leurs intentions sont tout sauf innocentes et le film réussit ainsi à créer une tension et un malaise palpable.

Probablement produit pour la télévision, « Propriété privée » surfe sur la vague, déjà vieille à l’époque, des films noirs. L’esthétique très contrastée en noir et blanc, le thème sombre et les personnages de malfrats sont tout à fait typiques de ce genre de films. La restauration est de bonne qualité et le Blu-ray Disc propose une interview plutôt intéressante avec le photographe de plateau Alexander Singer, mais le discours du film en lui-même reste peu appréciable pour notre époque. Le voyeurisme, et surtout la misogynie, encore plus prégnante que dans la majorité des films de cette époque, ne peuvent que déranger. Le malaise qu’on ressent n’est pas seulement dû à l’histoire du film, mais surtout à la manière dont est montré le regard de deux hommes dérangés sur une femme.

Propriété privée
De Leslie Stevens
1960
Carlotta Films

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