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21 septembre 2021

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« Supernova » : Un drame inspiré en partie par la Suisse

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En 2010, un reportage de la « Radio Télévision Suisse » fut diffusé au sein de l’émission « Temps Présent ». L’équipe avait montré ce que faisait, et fait toujours, l’association Dignitas. 10 ans après, « Supernova » s’en inspire et rend un film touchant et humain.


Même si Sam sait que son partenaire Tusker reste attentif à leurs préparatifs pour leurs vacances, il doit faire un contrôle minutieux de leurs bagages. Car son chéri est malade, très atteint même. Aussi, ils ont décidé de faire un dernier voyage à bord de leur camping-car afin de voir leurs ami-e-s et leurs familles au cœur de l’Angleterre rurale. Malgré toutes les difficultés déjà rencontrées et celles à venir, les 2 hommes s’aiment toujours tendrement. Cependant, Sam décida d’organiser quelques petites surprises reposantes supplémentaires, comme une halte à un endroit beaucoup apprécié. Tusker quant à lui et en dépit de sa souffrance, parviendra également à étonner son compagnon. Néanmoins, cette excursion ne sera pas forcément reposante pour le couple, accompagné de leur fidèle chienne. Et une fois de retour chez eux, les complications arriveront davantage.

Écrit et réalisé par le Britannique Harry Macqueen, le nom de son long-métrage s’inspire effectivement partiellement, d’une supernova. Soit l’énorme et violente explosion d’une étoile. Mais sa fiction « Supernova », représente davantage une métaphore. Plus précisément, la fin d’une étincelle au cœur d’un être vivant.

Si l’émission suisse mentionnée au sein du chapeau servit effectivement de base pour le scénario du long-métrage « Supernova », c’est surtout le vécu relativement tragique du cinéaste qui se transposa. En effet, plusieurs personnes de son entourage furent soudainement atteintes de problèmes de démence.

A tel point qu’Harry Macqueen décida de s’investir personnellement auprès d’institutions britanniques spécialisées afin de les soutenir. Ainsi, il rencontra et accompagna plusieurs personnes atteintes de démence. Le temps passant, il réalisa également à quel point la maladie est répandue, mais du peu de personnes en parle réellement.

Pour toutes ces raisons et d’autres encore, Harry Macqueen écrivit donc son nouveau projet cinématographique, « Supernova ». Bien loin des productions au même titre et annonçant des heures de fin du monde, sa fiction très proche d’une triste réalité, s’avère être intimiste et bouleversante. Heureusement, les quelques rares moments d’humour au sein du couple allègent un peu l’histoire.

A propos du couple, les 2 comédiens les incarnant sont formidables et loin de leurs fréquents rôles au sein de grosses productions anglophones et/ou internationales. A commencer par Colin Firth (« Kursk ») jouant celui qui accompagne de son mieux son mari. Touchant dans son rôle, il ira même jusqu’à chanter et insuffler une belle et triste mélodie au niveau du long-métrage.

Son collègue Stanley Tucci (« Spotlight ») s’avère tout autant doué. Incarnant l’homme subissant sa démence, il fera également de son mieux pour ne pas oublier son partenaire de toujours ainsi que leur chienne adorée et adorable, « Ruby ».

Emouvant jusqu’à la dernière minute, « Supernova » aborde de nombreux sujets encore trop tabous au 21ème siècle. A l’exemple de l’homosexualité avec cet ajout scénaristique par rapport à cette maladie grave et incurable.

Si « Supernova » demeure un drame avant tout, hormis les quelques blagues des protagonistes comme susmentionné, le côté apaisant de la nature et ses splendides paysages filmés, permet également au public de se détendre un peu plus quant à la tragédie de la réalisation.

Authentique, sensibilisant plusieurs thèmes moraux, efficace et humain, « Supernova » plaira aux gens appréciant les films d’auteur à la teinte britannique et œuvrant pour des situations sociales qui mériteraient d’interpeller davantage les spectateurs-trices.

Supernova
UK – 2020
Durée: 1h35 min
Drame, Romance
Réalisateur: Harry Macqueen
Casting: Colin Firth, Stanley Tucci, Tina Louis Owens, Sarah Woodward
Ascot Elite
08.09.2021 au cinéma

Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

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