En ce jeudi 10 septembre 2020, c’est en voiture avec son chauffeur que j’arrivai aux mythiques chalets de Claude Nobs, feu fondateur du « Montreux Jazz Festival », depuis la gare de Montreux afin d’assister à la toute 1ère conférence de presse du « ZFF » en Romandie.


Sur place, je me sentis d’emblée impressionné par le 2ème chalet (le plus grand semble-t-il) du regretté Claude Nobs. Au sein de ces 4 étages, la musique est chargée d’histoires et demeure omniprésente sous diverses formes. Des instruments de musique aux vinyles, des juke-boxes aux multiples tableaux dédicacés spécialement par différents artistes pour ce directeur aux nombreuses passions, il m’était également impossible d’éviter sa magnifique collection de trains dans ses vitrines. Un lieu riche musicalement, mais tellement plus encore.

Quoiqu’il en soit, ma présence demeura avant tout pour le 7ème Art. De ce fait et après le très bon accueil du personnel, ma visite des lieux et l’apéritif, je m’installai confortablement dans un des petits fauteuils installés à l’occasion de la conférence de presse présentée par M. Christian Jungen, le directeur du « ZFF ». Accompagné d’Elke Mayer, la Directrice de l’entreprise Spoundation Motion Picture AG gérant l’événementiel et la commercialisation dudit festival, ils présentèrent différentes premières qui auront lieu du 24 septembre au 4 octobre prochain.

A commencer par le documentaire « Who You Gonna Call ? » revenant sur la carrière de son interprète, Ray Parker Jr. Morceau devenu rapidement culte car il est le thème du fameux « S.O. S. Fantômes » de 1984. Ce dernier fait d’ailleurs partie des invité-e-s en primeur et ce, malgré les conditions Covid difficiles et particulières. Il donnera même un concert dans le cadre du « ZFF » et de leur section « SoundTrack_Zurich ».

Bien sûr, d’autres personnalités prestigieuses devraient être à Zurich durant la période de la manifestation (sous réserve de modifications liées à la Covid). Cette année comme le pays à l’honneur est la France, l’actrice Juliette Binoche (« La Vérité ») sera sur place pour d’une part, recevoir le « Golden Icon Award » en hommage à sa carrière, et d’autre part, présenter son dernier film « La Bonne épouse ». A ses côtés, la polyvalente Maïwenn proposera sa récente réalisation « ADN ». Le cinéaste Suisse Rolf Lyssy, le comédien Allemand Til Schweiger (« Atomic Blonde ») ou encore l’Américain Johnny Depp (« Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindewald ») sont aussi conviés au « ZFF » en cette année quelque peu particulière.

Spéciale car malgré tous les événements prévus à l’exemple des 165 films (davantage que 2019) de nationalités différentes (de la Chine à la Scandinavie en passant par la Suisse ou Hong Kong), de la vingtaine de Premières mondiales ou encore des 59 réalisations faites par metteuses en scène, des mesures particulières Covid sont prises par la direction de la manifestation.

Ainsi exceptionnellement, les autographes ne seront pas autorisés et la fan zone n’aura pas lieu pour cette édition. Le staff dans son entier portera un masque et des dispositions au sein des cinémas se feront également (distanciation, au niveau des sièges, etc.). Quant à l’espace « Green Carpet », le port du masque sera obligatoire.

Si ces restrictions respectent les décisions notamment de l’OFSP, la volonté du Président Christian Jungen de réaliser cette édition devient un acte de courage, tout comme d’autres festivals à l’exemple de celui à Bienne, le « Festival du Film Français d’Helvétie ». Pour la cession zurichoise et sa direction, il était clair que la manifestation se fait pour les films et la survie des salles de cinéma principalement.

Et la fin de la conférence, nous découvrîmes l’invitée mystère… En l’occurrence, la chanteuse Shania Twain. Qui après plusieurs années de pause lié à sa maladie de Lyme, nous annonça son retour face aux caméras dans le drame biographique musical « I Still Believe », notamment avec Gary Sinise (« 13 Reasons Why »).

En conclusion, si le « Zurich Film Festival » s’avère être l’un des premiers événements internationaux du genre, il faut espérer que le public, les invité-e-s et professionnels-les soient au rendez-vous afin que la culture et le cinéma perdure. Parce qu’on a toutes et tous besoin de se divertir aussi de cette manière.

16e Zurich Film Festival
Du 24 septembre au 4 octobre
Zürich
www.zff.com