NIFFF 2026 : Adaptation, histoires de sang et familiarisation

Recherches médicales et vies en communauté

Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Du 3 au 11 juillet 2026, le « Neuchâtel International Fantastic Film Festival » fête son quart de siècle. De l’Asie à la Suisse en passant par l’Argentine, le divertissement et les différents genres du 7e Art, promettent beaucoup.


Quelques jours se sont déjà écoulés depuis le début « NIFFF », le seul festival de films en Suisse où l’horreur côtoie volontiers le drame ou l’humour. Tout en conservant son public curieux des fictions proposées et des invité-e-s prestigieux-euses à rencontrer. Pour ma part, j’ai apprécié 3 excellentes réalisations :

« Blades of the Guardians » : Au cœur de la Chine du VIIe siècle, le célèbre chasseur de primes Dao Ma, accepte d’escorter un fugitif recherché dans tout le pays. Cet homme demeure si encombrant, qu’un seul faux pas commis par le petit groupe constitué pour la prime pour le conduire au commanditaire, peut les mener à une mort certaine. Sans compter les trahisons et dénonciations probables… Mais sans cesse, une question taraude Dao Ma… Qui est se fuyard et en quoi reste-t-il dangereux ?

Réalisé par Yuen Woo-Ping, également cascadeur et maître d’armes reconnus mondialement depuis ses implications au sein de franchises comme « Matrix » ou « Ip Man 3 », « The Blades of the Guardians » s’avère efficace et drôle en tout point.

Doté d’une belle distribution, dont plusieurs acteurs reconnus internationalement comme Jet Li (« Mulan ») ou Tony Ka Fai Leung (« The Grandmaster »), ce long-métrage constitué d’une histoire originale, mêle habilement certains aspects historiques, aux arts martiaux.

Malgré son étrange polémique en 2025, la nationalité Mongole de l’actrice principale en aurait été le problème au point de ne plus la répertorier au niveau du casting…, cette fiction s’adresse à un large public et a énormément plu à celui du « NIFFF 2026 ».

« Sanguine » : Margot entame une nouvelle étape importante. Elle intègre par le biais de son internat, le service des urgences. Mais elle peine à suivre et au même moment, des symptômes inexpliqués touchant les jeunes, sont répertoriés dans toute la France. De nombreuses questions se posent, tandis que certains faits restent cachés. Parallèlement, Margot voit et sent son corps changer…

Récompensée notamment du prix « Caméra d’Or au Festival de Cannes 2026 », cette réalisation s’avère être intense, interpellante et novatrice. Tant au niveau du genre horreur corporel en France, que pour les prothèses minutieusement préparées.

Scénariste et metteuse en scène du film susmentionné, Marion Le Corroler commence de manière intelligente son implication dans le milieu du 7e Art au travers de ce drame angoissant. Quant à l’actrice principale, Mara Taquin (« La Petite »), elle démontre son talent tout au long du récit.

Prévu dans les salles obscures en Suisse romande début octobre 2026, « Sanguine » cible un public adulte et appréciant l’hémoglobine ainsi que les mystères. Cette fiction soulève de nombreuses interrogations et traite de sujets très actuels.

[L’interview faite pendant le festival de films]

« My Daughter is a zombie » : Depuis plusieurs années, Lee Jeong-hwan accompagne avec passion les différents fauves qui vivent dans le zoo où il travaille. C’est certainement grâce à cela qu’il saura comment réagir avec sa fille au moment où un virus impactera la population mondiale. Obligés de fuir, l’engouement pour la danse du côté de Lee, les aidera également à survivre. Malheureusement, l’adolescente sera tout de même infectée. Ils devront alors, vivre au travers d’une très étrange cohabitation…

Adapté d’un webtoon (un dessin animé diffusé uniquement sur internet) au titre homonyme, « My Daughter is a zombie » reste une comédie s’adressant à un assez large public.

Distribué dans les cinémas sud-coréens en 2025, son succès surprise s’explique notamment au travers de sa distribution, du jeu des comédiennes-iens et des idées principales à la fois magiques, poétiques, horrifiques et humaines.

S’il s’avère probable qu’il ne sera pas diffusé dans les cinémas en Suisse, au travers des supports visuels légaux, il mérite d’être découvert. Car grâce à son récit intelligent, au maquillage et décors, « My Daughter is a zombie » démontre que la différence de son prochain, permet une certaine évolution…

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