Parmi toutes les animations vues durant le « Festival international du film d’animation d’Annecy », le dernier jour s’avéra être à la fois le plus riche, plaisant et émotionnel. Malheureusement, l’un d’entre eux visionné resta vraiment décevant.

En outre, l’un des longs-métrages animés découvert sur grand écran, obtint le prestigieux Prix du « Cristal du Long-Métrage » ainsi que celui de la « SACEM » par rapport à sa bande originale. Des choix mérités, même si d’autres fictions auraient dû avoir une meilleure reconnaissance.
« New York, Miriam et moi » :
En 1941 alors que Steven profite pleinement de ses jouets, son père lui intime l’ordre soudain de préparer quelques affaires importantes et de les mettre dans leur valise. Perdant subitement son papa à Grand Central en plein cœur de New York, le jeune garçon fera peu après la connaissance de Miriam. Spontanément, la jeune femme va l’aider à retrouver son père et à eux 2, entre les filatures, enquêtes et intuitions, ils découvriront un incroyable réseau d’ombres cachées. De Central Park à la Statue de la Liberté, les secrets sont en fait multiples…
Basée sur la nouvelle de l’écrivain Robert H. Liebermann, « The Nazis, My Father and Me », « New York, Miriam et moi » traite l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale au travers du regard des enfants.
Le courage, l’audace et l’humour (noir) sont ainsi quelques-unes des émotions dessinées (en 2D), animées et jouées à la perfection. Plus de 11 ans après le lancement du projet, son intrigue s’avère réellement efficace, soignée et osée en tout point.
Il est certain que les producteurs Didier et Damien Brunner, ont beaucoup contribué à la conception de cet incroyable animé. Qui par ailleurs, s’adresse à un très large public et démontre la solidarité insoupçonnable même en temps d’antisémitisme.
« Samurai Ballerina – L’Étoile de Paris en fleur » :
En 1910 au cœur de Paris, la jeune Fujiko n’aspire qu’à une seule chose. Suivre son cœur et ses envies, afin de peindre l’environnement qui l’entoure. Tandis que Chizuru, samouraï de formation, souhaite faire un autre métier et devenir une ballerine. Au gré de leurs rencontres fortuites, en France ou au Japon, elles se créeront de magnifiques liens d’amitié. Et pourront ainsi conjointement, décider de leur futur…
En cours de production depuis 2018, l’animé japonais « Paris ni Saku Étoile » réalisé par Gorō Taniguchi, s’est finalisé en 2025 et fut distribué dans les salles obscures début 2026. La Covid demeura une des principales raisons du retard.
Si les dessins et l’histoire de « Samurai Ballerina – L’Étoile de Paris en fleur » s’avèrent très soignés et intelligents, l’animation manque de dynamisme. En sus, l’aspect du changement professionnel est à peine abordé, rendant ce sujet moins palpitant.
Néanmoins, les thématiques développées restent toujours positives et cela permet à un large public de découvrir cette jolie et touchante réalisation. Même si aucune distribution ne s’annonce en Suisse romande pour le moment.
« La Violoniste » :
Fei est une célébrité au sein du milieu musical depuis longtemps. Violoniste professionnelle, elle n’accorde jamais d’entrevues journalistiques. Mais Fei fera toutefois une exception en recevant Hugo chez elle suite à la découverte de ce dernier. Elle lui expliquera à sa manière, son enfance à Singapour dans les années 1930, sa rencontre avec Kei, jusqu’à l’invasion des Japonais en 1940. Les 2 ami-e-s si proches, vont devoir se séparer et passer le reste de leur vie à se (re) chercher.
Par rapport à mes visionnages pendant cette 50e édition, « La Violoniste » s’avéra être l’une des meilleures surprises du festival. A tel point que les ovations durant chacune des séances, durèrent plusieurs minutes et que le prix du « Cristal » lui fut remis.
Soigneusement préparée et dessinée, cette superbe animation emmène le public au travers d’incroyables et bouleversants souvenirs et faits historiques. Musicalement, le travail demeure somptueux, magique et correspond tout à fait au récit raconté.
Bien qu’un peu long, « La Violoniste » s’adresse aux spectateurs-trices appréciant les faits historiques, la musique et les nobles hommages aux joueuses-eurs de violons.






