Disparus: La Websérie Québéquoise

Disparus: La Websérie Québéquoise

Trois humoristes canadiens traversent une forêt de la campagne profonde québécoise, de nuit, dans leur camionnette de tournée. Soudain, ils s’arrêtent pour porter secours à une voiture en panne et son mystérieux chauffeur dont on ne voit pas le visage. Le lendemain, leur véhicule est retrouvé dans un champ, sans ses occupants. Intervient alors une première séquence interactive tout à fait décalée, qui permet d’introduire l’inscription indispensable pour suivre la websérie : sur un écran de Commodore 1950, la Sûreté du Québec, via une connexion « skope », lance le recrutement de l’équipier (nous, donc) de Toby Neault, enquêteur dépressif suicidaire, qui sera envoyé sur place pour retrouver le trio humoristique. Une fois recruté, l’associé doit remplir sa première mission, soit sauver Toby Neault d’une mort volontaire à l’électrocution au grille-pain, les pieds dans la baignoire. Plus tard sur la scène du crime, dans la campagne québécoise, une petite aide ne sera toujours pas de trop pour l’inspecteur dépressif mais perspicace, qui doit travailler avec des flics locaux aux capacités intellectuelles limitées, se contenter d’une battue menée par seulement deux volontaires (dont un en chaise roulante), se laisser guider par un aveugle sur un scooter, et qui va tenter (encore) de se suicider.

Point fort de la websérie de Radio-Canada lancée fin octobre : un humour décalé et absurde tant dans les dialogues que de la mise en scène, une enquête qui rappelle « La Cité de la peur » des Nuls, le tout servi par des personnages insolites et farfelus incarnés par les auteurs de la série, membres de Chick ‘n’ Swell, un trio humoristique formé dans les années 1990 et qui gagne à être connu outre-Atlantique. Heureusement, pas besoin d’être bilingue québécois-français pour suivre « Disparus » (excepté peut-être pour comprendre certains personnages du terroir). Divertissant, le côté interactif de la série reste toutefois limité. En tant qu’assistant du détective Toby Neault, on ne fait qu’accompagner un récit linéaire sans avoir le sentiment de l’influencer, à l’aide d’énigmes très simples et parfois un peu longuettes. Un petit bémol qui ne doit cependant pas décourager la curiosité, la qualité comique de « Disparus » vaut largement de s’y attarder.

Disparus
Websérie canadienne

www.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2013/10/29/009-chick-swell-disparus.shtml

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