FFFH 2022 : Des chevaux thérapeutiques au stress quotidien…

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Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Durant ma dernière journée à Bienne, au « Festival du Français d’Helvétie », j’eus l’occasion de voir, notamment, un film déjà sorti en salle et une nouveauté prévue pour décembre 2022 en Romandie. 2 fictions intéressantes, teintées de drame et de moments plus légers.


« A Plein temps » : Julie court constamment pour… Être à l’heure à son travail, laisser ses enfants à temps chez sa voisine, avoir son entretien dans l’intention d’un éventuel nouvel emploi et bien sûr, ranger parfaitement bien et en un temps record, les chambres de l’hôtel où elle est employée. De plus, entre l’anniversaire de sa fille qui approche, la période de grèves intenses ou les retards de paiement de son ex, Julie n’arrive jamais à se sentir l’esprit tranquille. Elle le sait, elle pense rarement à se prendre du temps. Pourtant, envers et contre toutes et tous et surtout grâce à sa persévérance, ses décisions spontanées vont probablement lui permettre un avenir un peu meilleur. Même si Julie le sent, il sera toujours stressant, elle espère qu’il pourra s’avérer aussi meilleur quant à ses enfants.

Filmé à la manière d’un thriller, « A Plein temps » relate le quotidien d’une mère de famille dévouée, prête à tout pour ses chérubins, mais, qui a tendance à un peu trop les gâter. Néanmoins comme beaucoup de mamans, leur bonheur prime principalement.

Primé au « Festival de Venise », critiqué positivement par la presse et le public, « A Plein temps » s’apprécie grâce à « Julie », l’héroïne. Également par le biais de l’environnement urbain, filmé d’une manière très efficace.

C’est donc Laure Calamy (« Le Dindon ») qui joue à la perfection son personnage, « Julie », têtu, maniaque et doté de bien d’autres qualités et défauts. Grâce aussi à cette palette caractérielle, les spectateurs-trices vont être davantage captivé-e-s et intrigué-e-s quant à cette vie de famille. Cela rend cette réalisation plus palpitante et originale.

« Tempête » : Zoé et Tempête… Un duo improbable qui va d’abord se sentir proches, puis s’éloigner et se retrouver d’une toute autre manière. Elles sont presque nées simultanément et au sein de la même écurie. Bipède pour Zoé, équidé pour Tempête. Zoé va d’ailleurs rapidement ressentir l’attrait concernant les chevaux et désirera en grandissant, devenir jockey. Ses parents s’en sentent assez fiers à titre personnel, également parce que leur haras ne va pas forcément très bien financièrement. Mais, un grand bouleversement arrivera à la suite de l’orage traversant la région. Dans la panique, plusieurs chevaux et pouliches fuient et malheureusement, l’amour de Zoé par rapport aux chevaux, va s’en retrouver changé à jamais. Elle ne marchera plus. La jeune fille imagine donc ses rêves irréalisables à présent. Elle se morfond et déprime. Néanmoins, grâce à l’eau et à Tempête qui persévère à l’aider, son état moral et physique vont finalement beaucoup s’améliorer. En fin de compte, pourrait-elle devenir jockey ?

Adapté du roman du Parisien Christopher Donner, « Tempête dans un haras », « Tempête » se perçoit comme un long-métrage familial, attendrissant et qui ne manquera pas aux passionné-e-s et connaisseur-euses des équidés, d’avoir du plaisir à les voir de cette manière.

Car si les humains restent au cœur de l’histoire de la toute dernière réalisation de Christian Duguya (« Belle et Sébastien : L’aventure continue »), les chevaux, juments et pouliches sont embellis afin de les honorer au travers de ce long-métrage.

En tête d’affiche de cette sympathique fiction, la Française Mélanie Laurent (« Oxygène ») et le Français Pio Marmaï (« Médecin de nuit »). Mais surtout, le Suisse Kacey Motte Klein (« Keeper »)et la jeune actrice Française Carmen Kassovitch (« Ma nuit ») qui dégagent une alchimie assez magique entre leurs interactions humaines et les animaux.

Si ces 2 longs-métrages abordent avant tout des sujets avec des enfants plus ou moins au cœur d’histoires familiales, et parallèlement des animaux, ma préférence s’oriente davantage à « Tempête » pour la beauté, la sensibilité et les différentes interactions imbriquées au sein de cette comédie dramatique.

En définitive, « A Plein temps » et « Tempête » s’adresse à un large public, encore davantage par rapport au second. Si le 1er film est déjà sorti au cinéma, le 2ème sera normalement distribué en salle pour fin décembre prochain. Donc, un très beau récit à voir durant les fêtes et la magie de fin d‘année.

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