Foxtrot fait partie de ces films qui osent le pas de côté, qui osent une danse, un rythme différent des images.


Dès les premières images, Foxtrot percute par le rythme de ses images et par les partis pris de sa réalisation. Un père israélien apprend la mort de son fils soldat. La colère, la tristesse de cet homme est réprimée par une volonté de fer, il faut rester fort. Les émotions trouvent dès lors le moyen de s’exprimer par les autres moyens qu’offre le cinéma.

Cette ligne de réalisation, le film ne la gardera pas jusqu’au bout. « Foxtrot » est une œuvre en trois parties, bien distinctes les unes des autres, comme des pièces de puzzle qu’on assemble l’une à l’autre. Chacune à sa teinte, sa couleur.

Mais l’assemblage des trois forment un tout. Une œuvre riche et puissante qui puise autant dans le tragique grecque que dans l’absurde et son rire grinçant. « Foxtrot » fait partie de ces films qui osent le pas de côté, qui osent une danse, un rythme différent des images. En Israël, le temps d’un film, les gens dansent le foxtrot, cette danse américaine qui consiste à accepter son destin d’homme, et à tourner en rond, sous le froid regard de Dieu. Le temps d’un film, le spectateur se fait une place à côté du divin monsieur à barbe blanche pour observer les chemins de vie de ces danseurs qui s’exécutent, malgré eux.

Foxtrot
ISR   –   2017   –   Drama
Réalisateur: Samuel Maoz
Acteur: Lior Ashkenazi, Sarah Adler
Filmcoopi
25.04.2018 au cinéma

[FIFF2018] : Foxtrot ose le pas de côté
3.5Note Finale