Différente des autres réalisations ayant pour thème la boxe, le dernier long-métrage de Jonathan Jakubowicz se focalise sur le mental et le passé difficile d’un jeune sportif panaméen.

«Avoir de l’instinct dans le ring c’est un art. Un don du ciel qui émane d’un boxeur comme un tableau émane d’un artiste. Il y a ceux qui sont des boxeurs nés et ceux qui ne le seront jamais». Ainsi commence l’incroyable film «Hands of Stone». Ce biopic nous relate la vie tourmentée d’un jeune boxeur panaméen, Roberto Duràn.
Issu d’une famille pauvre, le jeune garçon a dû trouver des solutions pour sortir de sa condition précaire. N’ayant pas d’autre choix que de voler pour manger et de combattre des adversaires plus grands que lui pour se faire un peu d’argent, Roberto Duràn s’est trouvé une vocation.

Très intéressés par son caractère hors du commun et sa force aussi bien physique que mentale, les recruteurs lui proposent très rapidement de suivre des cours de boxe dans une salle de sport. Il rejoint le club et commence à s’entraîner avec beaucoup de rage.

Talentueux, il se voit offrir la possibilité de représenter son pays et faire des tournois à New York au célèbre Madison Square Garden. Cette proposition alléchante pose pourtant un problème au jeune sportif d’amérique centrale. Ayant vu de près les violences américaines et les manifestations estudiantines des années cinquante dans son pays natal, il a toujours détesté les américains.

Notre champion acceptera-t-il, malgré ses réticences, de se mesurer aux plus grands boxeurs pour remporter le titre tant convoité de champion du monde?

Cette réalisation en deux parties nous fait vivre les débuts du grand champion et la relation étroite qu’il a entretenu avec son entraîneur, Ray Arcel, joué admirablement par Robert de Niro.
Cette amitié improbable met en lumière la difficulté d’un jeune talent à faire sa place dans le monde dangereux de la boxe. La mafia est à l’affût du moindre faux pas, et le public est très exigeant.
C’est un vrai plaisir de vivre ou de revoir les combats qui ont permis à des boxeurs tels que Sugar Ray Leonard, Juan Huertas et Archie Moore de se faire connaître. Ces combats de plusieurs « Rounds » ont été recréés avec exactitude dans le film.
Roberto Duran est connu comme étant le meilleur poids léger de tous les temps. Il est aussi le premier poids léger a obtenir le titre de champion du monde chez les poids moyens. Ses combats contre Leonard au Superdome sont décryptés minute par minute. Le remake de la célèbre revanche, nous permet de mieux comprendre les raisons de son surprenant abandon. Cette défaite honteuse où le champion se serait écrié «No Mas ! (c’est fini)» lui a presque valu une radiation à vie. Malgré cette décision, Roberto reprend goût au combat et reste aujourd’hui encore, une légende aussi bien dans son pays qu’auprès des amateurs.

Il est intéressant de noter que l’acteur, Al Pacino, était le premier choix du réalisateur pour l’incarnation du coach Ray Arcel avant que celui-ci ne jette finalement son dévolu sur Robert de Niro.
Le rôle principal est tenu par l’ancien journaliste, Edgar Ramirez. Cet acteur vénézuélien a joué dans quelques bons films tels que: «La vengeance dans la peau», «Joy» et «Carlos». Au casting nous trouvons également le producteur-compositeur Usher sous les traits de Sugar Ray Leonard.
Dynamique, historique et prenant, cet excellent biopic nous entraîne dans les coulisses de ce sport de combat et retrace les événements qui ont marqué la vie des panaméens.
Ce Blu-Ray contient en bonus les Bandes-Annonces, les scènes coupées et des interviews.

 

  • «Hands of Stone»  Durée: 151 minutes
  • Réalisateur et Scénariste: Jonathan Jakubowicz
  • Avec: Robert De Niro (Ray Arcel), Edgar Ramirez (Roberto Duran), Ana de Armas (Felicidad Iglesias), Usher (Sugar Ray Leonard), Ellen Barkin (Stephanie Arcel), John Turturro (Frankie Carbo)
  • Production: El Fuego Films, La Piedra Films, Epicentral Studios, Panama Cinema & Large Screens Cinema Productions.
  • Distribution: Ascot Elite
Hands of Stone : la rage en lui !
4.0Note Finale