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mardi, février 27, 2024
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Kina & Yuk : renards de la banquise et leur belle survie dans un milieu moins glacial

Un couple espiègle et courageux.

Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

5 ans après son très beau documentaire axé sur « Aïlo », un jeune renne sauvage, Guillaume Maidatchevsky présente sa nouvelle docu-fiction. En tête d’affiche, les mignons renards nordiques « Kina » et « Yuk » qui feront voyager petits et grands enfants. L’écologie a aussi son importance.


Le couple de renards du Grand Nord émerge à peine d’une nuit calme, que le jeu les appelle. Pour eux, ils ne se sépareront jamais et leur amour et union resteront à vie. Kina est la belle blanche et Yuk, le charbonneux ébouriffé. En dépit des températures toujours anormalement chaudes, les amoureux continuent de chasser et ce, malgré les craquements menaçants fréquents des glaciers dégelant rapidement. Un jour, Yuk sent que sa compagne a besoin de plus de nourriture par rapport à leurs futurs renardeaux. Néanmoins, il va s’aventurer trop loin et se retrouvera séparé de sa belle. Livré alors à eux-mêmes, le duo devra combattre le froid et la neige bien sûr. Mais aussi différents prédateurs, l’eau, les humains. Ou encore, les nouveaux espaces qu’ils découvriront et s’avéreront également parfois, extrêmement hostiles. Pourront-ils se rejoindre à temps et surtout, être présents comme parents ?

Après avoir lu un fait divers dans un journal canadien relatant le sauvetage par des pêcheurs, d’un renard polaire dérivant sur un iceberg, le metteur en scène et co-scénariste décida en 2019, de tourner sa nouvelle réalisation en se basant sur cette lecture.

Avec le peu de connaissances qu’il avait, il s’interrogea sur comment l’animal a pu rester coincé sur ce bloc de glace et quel serait son futur une fois remis en forme et relâché par les marins. De là, il écrivit en compagnie de Michael Souhaité (« Roxane »), une jolie fiction animalière et écologiste.

Tourné au sein du Grand Nord canadien à Dawson City (la ville où l’écrivain Jack London vécu), soit « Jack City » dans la docufiction, « Kina & Yuk : renards de la banquise » ne fut pas une réalisation reposante pour l’équipe technique.

En effet, entre les animaux qui ne furent jamais brusqués mais obstinés à réagir différemment selon les scènes, ou le froid régnant en maître, la fatigue et d’autres ralentissements du genre, s’avérèrent fréquents.

Cependant, et grâce à la très bonne entente de l’équipe sur place et la post-production, rien ne se perçoit. En outre, l’idée d’éloigner les humains le plus possible, même à « Jack City », demeure une assez bonne conception permettant aux spectateurs-trices, de mieux suivre « Kina et Yuk ».

Raconté par Virginie Efira, « Kina & Yuk : renards de la banquise » n’est malheureusement, pas la meilleure réalisation animalière et écologique en cette année 2023. Parfois décousu scénaristiquement, l’histoire manque aussi de dynamique.

Ceci peut-être, en partie à cause de la comédienne susmentionnée. Bien qu’elle ait déjà prêté sa voix au sein de plusieurs animations à l’exemple d’ « Hôtel Transylvanie 2 », ses intonations et dialogues manquent souvent d’exprimer les sentiments propres aux mésaventures des 2 renards polaires.

Si elle n’en demeure pas forcément la seule responsable, la Direction Artistique et le réalisateur liés à la version française ont bien dû choisir les orientations vocales, Virginie Efira ne sembla pas très à l’aise dans ce rôle de « voix off ». Parfois même, sa voix donna l’impression d’une certaine monotonie et de lire son texte.

Peut-être aurait-il fallu oublier le côté inutile du « star talent » et se focaliser sur des personnes comprenant et cernant plus ce genre de travail, à la fois réfléchi et intuitif. Ainsi, les comédiennes de doublage auraient certainement davantage correspondu et permis de mieux dégager les bonnes inflexions et émotions.

Outre la voix off ne correspondant pas véritablement, l’histoire de « Kina & Yuk : renards de la banquise » contient quelques séquences incohérentes et cela rend son intrigue, un peu plus prévisible, inefficace et ennuyeuse.

Néanmoins, toute l’histoire s’adresse à un large public, plaira davantage aux enfants et renferme de nombreux messages positifs et écologiques. Car malgré les différentes difficultés quotidiennes des espèces animalières, beaucoup créées par l’homme, la (sur) vie continue et trouve toujours un chemin.

Kina & Yuk: renards de la banquise
FRA – CAN – ITA – 2023
Aventure, Famille
Réalisateur: Guillaume Maidatchevsky
Avec la voix de: Virginie Efira
Pathé Films Suisse
27.12.2023 au cinéma

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